Troyes n’attire décidément pas les jeunes, faut-il s’en étonner ?
Avec un taux de chômage départemental à 9,6% à fin septembre 2009 et une augmentation de près de 28% sur un an pour les jeunes de moins de 25 ans, les jeunes Aubois sont davantage attirés vers
l’extérieur pour trouver un emploi... Encore faut-il avoir les moyens de partir, et la possibilité réelle de le faire. Avec l’obligation pour les personnes privées d’emploi d’accepter des offres
soit disant raisonnables pour des boulots payés 20 % de moins que le salaire gagné précédemment et situés à moins de 2 heures de transports par jour, le choix des jeunes se restreint à marcher
(loin) ou crever sur place... Ce sont eux les premières victimes de la crise à tel point que certains parlent de génération sacrifiée pour ceux qui sortent de leurs études diplômés ou non...
Cette crise du système qui touche surtout les exploités du capitalisme mais pas des entreprises du CAC 40 et des financiers gavés de dividendes et autres plus values ne fait qu’accentuer une
situation de précarité généralisée pour les jeunes.
La " double-peine " pour celles et ceux qui vivent dans les quartiers défavorisés...
Là-dessus, les jeunes des quartiers défavorisés en reprennent une couche supplémentaire de la part de la droite qui n’estime sans doute pas avoir à débourser un peu plus d’argent pour ces jeunes.
Stigmatisés, renvoyés à leur difficile quotidien, ces derniers n’ont pas droit à la considération d’un Conseil général de l’Aube qui ne mène aucune politique active en direction de la jeunesse,
ni à celle de leurs communes qui réduisent les moyens ou la charge de travail des associations s’occupant de ce secteur.
L’accès à la culture, aux loisirs et aux sports dans l’agglomération troyenne n’est pas aisé pour les jeunes qui ne disposent pas de beaucoup de moyens. L’offre de spectacles repose beaucoup sur le tissu associatif qui doit faire avec les moyens à leur disposition... par exemple l’organisation de concerts est clairement limitée par le nombre restreint de locaux de répétition ou de diffusion, avec l’absence toujours criante de salles moyennes permettant d’attirer des artistes ou des groupes qui ne peuvent pas remplir le cube ou l’espace argence. Le succès des Nuits de Champagne ne doit pas cacher la quasi-absence d’évènements musicaux dans la ville centre le reste de l’année. Ce festival lui-même n’est pas accessible à tous, malgré les efforts isolés de la Région pour favoriser l’accès à des spectacles grâce notamment à la carte Lycéo. Dans ces conditions, difficile de faire rester les jeunes sur Troyes, et encore moins d’en attirer de nouveaux. Si la jeunesse en général n’est pas franchement au coeur des préoccupations de la droite locale comme nationale, les étudiants en particulier sont à peine mieux lotis.
Troyes où le mythe de la ville étudiante
L’ambition du maire de Troyes et de son acolyte Président du Conseil général de faire de Troyes un pôle universitaire reconnu et dynamique se heurte à la réalité de l’action menée en faveur des
étudiants. Quelques semaines après la rentrée des étudiants que ce soit à la fac de Troyes, à l’IUT, l’UTT, l’école de commerce... le rare évènement de la vie estudiantine troyenne, c’est les
clefs de Troyes qui ne se consistent pas comme certains, dont le passé étudiant est sans doute trop lointain, le prétendent à rincer le gosier de quelques étudiants ne pensant qu’à s’amuser. On y
trouve également un accès à des activités par ailleurs inexistantes le reste de l’année... Par contre, sitôt les clefs de Troyes rendues, les étudiants se retrouvent bien souvent seuls pour faire
face à des dépenses souvent trop lourdes pour accéder aux évènements ou équipements culturels et sportifs de la ville. Les étudiants n’étant pas tous enfants de président de la République,
beaucoup doivent travailler parallèlement à leurs études pour subvenir à leurs besoins courants.
Les extras sont souvent rares pour ces jeunes qui se retrouvent en plus à devoir payer le stationnement pour accéder à leur lieu d’étude comme à proximité de la fac où la construction d’un parking payant parait en décalage complet avec les besoins des étudiants qui ne disposent pas tous d’un accès aux transports en commun digne de ce nom...
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