Vendredi 10 juillet 2009

Je reprend l'interview de Pierre MATHIEU réalisée pour la Dépêche de l'Aube. Acteur majeur sur ce dossier le Vice-président du Conseil régional, livre son point de vue sur un dossier vital pour le Sud de la Champagne-Ardenne que le Conseil régional est en passe de débloquer... enfin ! 

Comme nous l’indiquions dans le dernier numéro de la Dépêche de l’Aube, Pierre MATHIEU se rendait la semaine dernière au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement Durable et de la Mer pour tenter de trouver une issue favorable à l’impasse dans laquelle le refus de l’Etat de tenir ses engagements sur la ligne 4 (Paris-Troyes-Bâle) avait conduit. La Dépêche de l’Aube a souhaité rencontré le Vice-président du Conseil régional chargé des Infrastructures et des Transports en première ligne dans les négociations avec Jean-Louis BORLOO.

 

La Dépêche de l’Aube : La ligne Paris-Troyes-Mulhouse a de nouveau fait couler beaucoup d’encre ces derniers jours, mais que s’est-il passé exactement ?

 

Pierre MATHIEU: La région a clairement conditionné son financement de la deuxième phase TGV à concrétisation de l’engagement pris par l’Etat, dès l’origine, d’électrifier Paris – Troyes concomitamment à la réalisation de la LGV Est.

Ce positionnement ferme a conduit JL Borloo à affirmer que les engagements pris seraient tenus. Concrètement il a indiqué que « bien entendu » il fallait électrifier Paris – Troyes.

Fait nouveau : il a annoncé une participation de RFF de 10 millions d’euros sur le projet en Champagne-Ardenne. Il confirme que le statut de la ligne 4 restera national. Il s’est engagé à signer dans les prochaines semaines une convention pour la mise en œuvre d’une première tranche d’électrification de la ligne entre Paris-Troyes en mobilisant les crédits déjà prévus.

Il s’est également engagé à prendre contact avec l’Ile de France de façon à boucler le plan de financement. Cela tranche avec l’immobilisme qui a prévalu jusqu’ici ! Une partie du chemin est donc faite.

Reste à aller jusqu’au bout : c'est-à-dire à préciser les moyens nécessaires pour mener l’opération à son terme et le calendrier de l’électrification complète de la section Gretz-Troyes, ce qui conditionne, rappelons-le, notre engagement au financement de la deuxième phase du TGV.

 

LDA : Peux-tu nous rappeler en quelques mots les avantages et intérêts de l'électrification et de la modernisation de la ligne 4 et de cette première portion Gretz-Troyes?

 

P.M: Il s’agit d’abord de sortir des difficultés d’exploitation actuelle, et de la mauvaise qualité de la ligne actuellement : annulations de train fréquentes, retards à répétition, qualité de service largement déficiente liée notamment à des locomotives diesel à bout de souffle.

Il est urgent aussi plus généralement de mettre en adéquation les discours et les actes en matière d’émissions de gaz à effet de serres et de pollutions… la réduction de la consommation d’énergies d’origine fossile doit être un objectif à atteindre sans attendre.

Selon RFF, ce projet est susceptible d’économiser annuellement l’émission de 20000 tonnes de C0², ce qui représente le même rapport « économie de C0²/investissements » que le projet de canal Seine Nord par exemple. Comment un projet aussi vertueux dans ce domaine pourrait ne pas bénéficier d’un soutien accru à ce titre ?

Enfin, il s’agit de ne plus priver le sud de la Champagne-Ardenne et l’Agglomération Troyenne des opportunités liés à l’électrification, que ce soit pour le fret ou pour les voyageurs. Si certaines villes de Champagne-Ardenne sont desservies par les TGV actuellement, comme Châlons-en-Champagne, Sedan et Charleville-Mézières, c’est bien parce qu’elles bénéficient de lignes électrifiées.

Il est impensable que l’Aube et l’Agglomération Troyenne reste le seul territoire du grand bassin parisien à ne pas pouvoir disposer de ce mode de traction, qui aurait du être mis en place depuis fort longtemps.

 

LDA : Dans les négociations avec le ministre pour faire aboutir l'électrification quels ont été les éléments décisifs qui ont fait pencher la balance en faveur de l'électrification ?

 

P.M : Avant tout il y a une forte mobilisation depuis longtemps de l’ensemble des acteurs concernés : usagers, cheminots collectivités territoriales, acteurs socio-économiques et élus. La détermination de cet ensemble dans sa diversité et la ténacité à porter ce projet dans la durée a pesé et continue de peser sur les décideurs : Réseau Ferré de France et la SNCF et à travers eux l’Etat qui est leur autorité de tutelle.

Nous sommes ici sur un enjeu d’intérêt général pour le territoire !

Dernièrement à l’initiative de la Région, les présidents des 4 Conseils généraux de Champagne-Ardenne ainsi que les présidents des Communauté d’Agglomération de Reims et de Troyes se sont exprimés fortement en ce sens, ce qui a contribué au déblocage du dossier.

J’ajouterai qu’il est tout même assez impensable de devoir en arriver là pour simplement faire respecter des engagements pris depuis des années.

 

LDA : Comment as-tu vécu la dernière période où les tentatives de mises en échec de l'électrification se sont multipliées ? N’as-tu pas craint une multiplication des renoncements mettant en danger la réalisation de ce projet ?

 

P.M : Il est vrai que les tentatives de division, d’opposition des collectivités entre elles et les pressions de toutes natures n’ont pas manqué. De même, les suspicions sur l’intérêt du projet, et des leurres (présentés comme des solutions alternatives à l’électrification) se sont multipliées dernièrement. Il faut dire que jusqu’à maintenant l’Etat n’a pas été exemplaire par son comportement plus que problématique en affichant des intentions de plus en plus fortes, mais jusqu’ici jamais suivies des faits concrets.

Cette attitude condamnable a, je crois, soudé très fortement et très durablement la mobilisation de tous ceux qui souhaitent que les paroles données soient tenues.

Nous travaillons ce dossier depuis des années, et en ce qui me concerne l’idée de renoncer, compte-tenu des arguments qui sont les nôtres, ne m’est jamais venu à l’idée.

Notre détermination, avec le Président de la Région Jean-Paul BACHY, a été et reste totale pour enfin passer, comme je l’ai dit à Jean-Louis Borloo de « l’éternel projet à celui de sa concrétisation effective ».

 

L.D.A : En tant que défenseur de la première heure de la cause de cette ligne que ressens-tu par rapport à cette avancée historique pour de nombreux aubois ?

 

P.M : L’avancée sera historique quand elle sera vraiment gravée dans le marbre. Si près du but, je ressens la nécessité, surtout, de ne pas baisser la garde, de rester mobilisés et unis comme nous avons su le faire jusqu’à maintenant pour que la concrétisation de ce projet aboutisse maintenant rapidement.

 

LDA : Justement comment ressens-tu l’état d’esprit des différents partenaires sur ce projet ? Région, Département, CAT et Troyes, RFF ?

 

P.M : Concernant les collectivités, je constate la même détermination que celle du Conseil régional de Champagne-Ardenne ; détermination à voir se concrétiser les engagements qui viennent d’être pris.

 

Je remarque que la participation annoncée de RFF a permis à François BAROIN une première annonce d’une participation financière de la Communauté d’Agglomération Troyenne (au moins 10 millions d’euros). Le Conseil général de l’Aube a déjà délibéré sur le principe de celle-ci et doit maintenant concrétiser son montant. L’engagement financier des collectivités est important et devrait favoriser le bouclage financier définitif sur le territoire de la Champagne-Ardenne. Cela ne peut également que favoriser un engagement plus fort sur le territoire de la Région Ile-de-France : Etat /Région / RFF…

Ce projet doit être aussi l’occasion pour la SNCF, dans son domaine de responsabilité, de produire les investissements permettant enfin une haute qualité du service : matériel roulant, aménagement des gares,

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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Mercredi 8 juillet 2009

Quand je dis que je ne les aime pas ce n’est pas tout à fait exact. Disons qu’ils m’inspirent une sorte de dégout mêlé d’une forme de sympathie car la plupart du temps ces moralisateurs sont des gens qui cherchent avant tout à se donner plus d’importance qu’ils n’en ont réellement et en cela ils sont touchants d’une certaine façon.

Ils sont faciles à reconnaître et on en connait tous dans divers domaine. Mais ici j’ai plutôt envie de parler des donneurs de leçons politiciens qui prétendent se placer au-dessus du commun des mortels et avoir une vision « pragmatique » (disent-ils) des choses.

Comment reconnaître un donneur de leçons ?

Bien sûr, ils essayent de se donner un aspect modeste…ainsi le donneur de leçons ne va jamais dire ouvertement : « vous êtes des cons, moi je sais, écoutez-moi » mais va tout faire pour vous le faire sentir.

Bien évidement le donneur de leçons a des avis sur tout mais comme dirait Coluche il a surtout des avis qui, au final, n’intéresse pas grand monde, car c’est une autre caractéristique du donneur de leçons il ne parle de rien mais en parle beaucoup.

Un donneur de leçons passe beaucoup dans les médias parce qu’il donne l’impression d’être un sage qui a énormément de recul et ne se laisse pas submerger par les passions… même si par moment il se permet une envolée « lyrique » sur un thème convenu avec un point de vue très consensuel. Car le donneur de leçons suit l’opinion, ce n’est pas un philosophe ou un journaliste courageux remettant en cause la pensée dominante… non, non surtout pas ! le donneur de leçon est quelqu’un de raisonnable qui trouve qu’il y a du bon partout en politique et même si pour cela il faut avaler des couleuvres, la vérité est ailleurs selon lui… quelque part au milieu du vide idéologique.


Pourtant le donneur de leçon se veut impertinent, il prend courageusement position contre la guerre même si dans certains cas, il la comprend. Il s'offusque des décisions des puissants, mais ne les remets pas en cause fondamentalement se contentant de quelques critiques formelles.

Le donneur de leçons passe aux yeux de beaucoup pour un guignol, mais ne s’en rend pas compte, il se plait à croire qu’il est entendu et suivi… c’est souvent un « ex quelque chose »… souvent un ex-candidat à une élection, en retrait de tel ou tel partie mais aussi parfois fils ou neveu de quelqu’un de disparu de la scène politique dont plus personne ne se souvient bien ce qu’il a fait.

C’est aussi souvent un homme, peut-être les femmes sont-elles vraiment plus humbles et répugnent-elles à ce type d’altitude ou peut-être simplement sont-elles plus absentes de la vie politique, la faute à un certain machisme ambiant…

Généralement quand il commence une phrase sur un sujet, le message qu’il veut faire passer c’est à la fois  « ceux qui s’occupent de cette affaire ne sont pas à la hauteur » et « j’ai entendu tous les points de vue, et j’ai bien tout compris naturellement, et voici la réalité »

Les outils des donneurs de leçons :

 

Le donneur de leçons en politique ne livre pas vraiment une analyse, car pour cela il faudrait qu’il maîtrise lui-même le dossier… l’important est de faire croire aux autres qu’il en connait beaucoup sur le sujet et, en tout cas, bien plus que ceux qui agissent.

Pour cela, il utilise sa technique favorite : le jet du discrédit… Attention le discrédit n’est pas une arme très sophistiquée, non ! Elle ne résiste pas au décorticage des « arguments » présentés. C’est surtout une arme spectaculaire qui en met plein la vue, car il faut reconnaître une qualité au donneur de leçon c’est sa façon de s’exprimer.

Il use de l’ironie, tente de ringardiser les points de vue des uns et des autres, multipliant les attaques d’autant plus faciles qu’elles sont fausses, mais peu importe car le donneur de leçons ne se rabaisse pas à se justifier. Il intervient en donnant l’impression de se placer au-dessus de la mêlée… son point de vue est l’objectivité, alors que celui des autres d’après lui n’est qu’un aveuglement théorique, souvent marxiste-léniniste voir staliniste (ça fait encore plus peur), car le donneur de leçon tout apolitique qu’il est, n’est ni de gauche… euh… ni de gauche. (Mais nous y reviendrons plus loin.)

Le donneur de leçon prend un malin plaisir à tourner au ridicule les idéologies et les passions surtout quand elles ne vont pas dans le sens qui est le sien, il s’efforce de prendre alors un ton neutre mais autoritaire, un peu comme celui du bon père de famille qui réprimande les enfants turbulents…

Le donneur de leçons, je le rappelle : sait,  et donc ceux, qui ne pensent pas comme lui sont de gentils idiots ou simplement des incompétents. Il ne prend donc pas la peine de se lancer dans une longue argumentation même s’il use sans scrupule des arguments des autres. Ils tiennent un discours convenu et use d’arguments d’autorité en utilisant des formules du type : « tout le monde sait bien », « il est évident que… »

Au final, il critique mais ne propose rien et critique ceux qui critiquent en les accusant de ne rien proposer (ce qui n’est pas le cas bien souvent mais il n’y a pas pire sourd que celui qui ne veut pas entendre).

Les différentes formes de donneurs de leçons :

Comme tout moralisateur il est quand assez souvent conservateur donc plutôt de droite, avec de temps à autre des relents de progressisme mais sporadiquement quand même… par contre, parce que ça fait bien quand même, il peut se dire de gauche, et même être adhérent du PS ou du PRG… ça ne mange pas de pain et quand on applique une politique de droite, ça fait ouvert et moderne (à ce qu’il parait). Il peut aussi se dire du centre, prenant ainsi le meilleur de la gauche et le meilleur de la droite (on ne sait pas trop sur quels thèmes et avec quelle cohérence mais peu importe là encore, car ce qui compte c’est de donner l’impression d’avoir du bon sens.)

Parfois aussi le donneur de leçon est de gauche, vraiment au plus profond de son âme, mais comme il n’est pas aux affaires et ne veut surtout pas y aller sauf dans une vague révolutionnaire majoritaire (prévue pour 2081 à la veille de la disparition de l’espèce humaine…)… dans son cas, il jure que l’autre camps, celui des incapables : va des communistes à la droite en passant par les socialistes qui représentent souvent l’incarnation du mal absolu… les sociaux-traitres comme on dit, auxquels les communistes s’allient en trahissant ainsi les classes populaires…  le donneur de leçon authentique, 100 % à gauche, pourtant appelle à battre la droite au second tour et ne veut surtout pas remettre en cause le leadership des socialistes à gauche… ou alors tout seul parce que lui sait !

La meilleure réponse à apporter à ces donneurs de leçons, c’est de les ignorer, bien que ça ne soit pas particulièrement agréable pour eux mais qui a le mérite de les remettre à leur place. C’est aussi la remise en cause de la « posture objective », la politique n’est pas une science exacte, ce n’est même pas une science, il n’y a pas un bon sens politique mais seulement des expériences, des théories qui nous passionne et nous guide plus ou moins.

Ceux qui prétendent à l’objectivité ne sont pas très honnêtes ou simplement se mentent à eux-mêmes, ils ont généralement une très haute opinion d’eux-mêmes et se pense incontournable, donc leur prouver qu’ils le sont peut permettre de dégonfler leur égo.

Bien entendu le donneur de leçon de gauche m’est beaucoup plus sympathique que le premier nommé bien qu’il puisse m’énerver tout autant. D’ailleurs je le suis, sans doute moi aussi, puisque je me permets de les juger. Toutefois je n’ai pas la prétention d’agir autrement que par conviction envers ce que je crois juste ce qui me parait déjà être une différence de taille avec eux.

Je ne suis pas objectif même si je perçois une part de la réalité qui me dégoûte profondément et fonde mon engagement politique. J’ai une fâcheuse tendance à mettre en doute la parole de ceux qui me disent : « c’est comme ça et ça ne peut pas être autrement » et ceux-là sont d’ailleurs souvent des donneurs de leçons…

 

Par flotroyen - Publié dans : Gueulantes
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Mercredi 1 juillet 2009

Déposés par les groupes Communistes et Socialistes à la Région, l’Assemblée a délibéré en faveur de deux vœux qui n’ont pas manqué de faire ressurgir des clivages politiques important.

La Région réclame des moyens pour le service public de l’emploi et la formation professionnelle

Le premier vœu adopté par la seule majorité de Gauche dans l’Assemblée régionale en l’absence de vote de la droite et du fait de l’abstention du centre, vise à réclamer des moyens pour que Pôle Emploi puisse exercer sa mission dans les meilleures conditions possibles sans recourir à des sous-traitants coûteux et générateurs d’inégalités.

Ce vœu confirme également la volonté régionale d’avancer sur la sécurisation des parcours professionnels permettant aux salariés tout au long de leur vie de bénéficier du maintien de leur contrat de travail pendant leur période de formation pour accéder à de nouveaux emplois.

Une vision ambitieuse pour créer une véritable sécurité emploi-formation à l’opposé du démantèlement de l’AFPA prévu par le gouvernement qui entend transférer les personnels chargé de l’orientation professionnelle de cette association vers Pôle Emploi plutôt que de donner des moyens au service public de l’emploi.

Honorer la mémoire des victimes civiles et militaires des guerres de décolonisations en Afrique du Nord

C’est le sens du second vœu déposé à la demande des comités départementaux de la FNACA. Le texte demande de retenir et d’officialiser le 19 mars jour anniversaire du cessez-le-feu en 1962 pour honorer la mémoire des victimes de ce qu’il faut bien appeler une guerre et non de tentatives de « maintien de l’ordre » comme le rappelait Sylvain Dalla Rosa, Conseiller régional Communiste, qui fustigeait le refus de se prononcer des élus de l’UMP et du Modem.

Au final cette prise de position qui se veut un encouragement à ce que l’Etat officialise à son tour la commémoration de la fin des combats en Afrique du Nord a été adoptée à la majorité par les groupes communistes, socialistes et nouveau centre.

A noter, que le FN violemment contre ce vœu s’est illustré sur ce vote en s’en prenant aux élus communistes et à la FNACA. Le porte parole du FN a ainsi qualifié l’association de « crypto-communiste », ce qui dans la bouche de ces extrémistes sans doute nostalgique d’une guerre où leur leader politique pouvait torturer  impunément des civils, est la pire des insultes. Il faut dire qu’en cet après-midi de plénière, l’extrême-droite n’en était pas à ses premiers dérapages avec un « humour » plus que douteux concernant la réussite des bouchers en Arabie Saoudite et la volonté de réserver les aides au financement des mutuelles des étudiants boursiers « aux étudiants français ». Un condensé d’intervention digne du « journal » minute qui donne la nausée et les mains sales comme disait Desproges… les présents auront au moins évité de se salir les mains…

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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Mardi 23 juin 2009

Pas de coup de pouce pour le SMIC au 1er juillet : de 8,71 à 8,82 euros de l’heure


 

 

                1,3% de hausse du SMIC au premier juillet voici le geste du président du pouvoir d’achat en direction des salariés… c’est sans doute sa façon de réhabiliter le travail. Dans le même temps, il continuera de verser des chèques de plusieurs centaines de milliers d’euros aux familles les plus riches pour les récompenser de piller les richesses produites par le travail.

Sarkozy est comme toujours le candidat du capital contre le travail comme le montre le faux-débat qu’il compte ouvrir sur le financement des retraites avec un choix « ouvert » seulement aux options qui lui plaisent : baisse des pensions, hausse des cotisations salariales (pas patronales… Laurence Parisot est une bonne copine à lui) ou allongement de la durée de cotisation et âge de la retraite repoussé à 67 ans…

Dans quel état vont finir les travailleurs de ce pays sachant que les entreprises ne leur donnent déjà plus de travail, passé 50 ans et que les jeunes galèrent des mois voir des années pour trouver leur premier boulot en interim ou en CDD le plus souvent ?

1,3% de hausse du SMIC ce n’est même pas suffisant pour couvrir la hausse des prix des produits de consommation courante, la hausse des surcoûts de la santé institués par le gouvernement entre les franchises médicales et les déremboursements de soin… ce n’est pas non plus suffisant pour couvrir les augmentations de loyers, ou encore le coût de l’énergie ou de l’eau secteurs soumis à la concurrence, celle qui devrait permettre selon la droite de faire baisser les prix pour les consommateurs mais qui ne fait que faire pression sur les salariés de ces secteurs pour gaver encore plus les actionnaires.

C’est ça le capitalisme moralisé à la sauce UMP – Centristes, qui continuent de crier « vive le travail » pendant que leurs amis capitalistes se remplissent les poches sur le dos des travailleurs ou qu’ils envoient pointer au pôle emploi des milliers de personnes chaque jour.

 

Par flotroyen - Publié dans : Gueulantes
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Jeudi 18 juin 2009

Le 07 juin 2009 : la droite européenne annonçait sa victoire par KO sur les peuples…

                Au soir même des élections l’UMP pavoisait sur tous les plateaux télé en criant à la victoire. Transformer ainsi le vote de 28% de 40% d’électeurs en un encouragement pour poursuivre sa politique, il n’y a que la droite, pourtant minoritaire dans cette élection, pour oser le faire.

Mais il fallait bien s’y attendre cette droite arrogante ne pouvait pas faire une autre analyse du résultat et de l’abstention qui constitue souvent un acte politique et surtout consacre le vote « aller vous faire voir » envoyé à la face de toute la classe politique française et européenne.

Pour la gauche majoritaire mais trop dispersé aussi le message est clair, c’est celui du rassemblement sur un projet qui tienne vraiment compte des gens et le besoin de réhabiliter la politique aux yeux des citoyens.

Pas celui d’une partie de la gauche mais bien de toute la gauche sans exclusion de personne… pour peu que le programme réponde aux aspirations populaires, il n’est pas question de faire preuve de sectarisme et d’empêcher les bonnes volontés de travailler à mener à bien l’immense chantier qui s’annonce.

Et la tâche est considérable et risque de se transformer en une mission impossible tant la droite et le patronat montre de détermination avant d’attaquer ce nouveau round contre les acquis et les droits d’une majorité pour bénéfice d’une minorité.

Le 13 juin 2009 : une première étape dans la résistance aux projets de Sarkozy

Peu après une élection où l’UMP voulait croire qu’elle avait écrasé ses principaux adversaires et casser le moral de ceux qui résistent encore à leur politique de régression généralisée, la portée d’un rassemblement massif dans les rues est plus grande que l’on veut bien l’admettre du côté de la majorité présidentielle.

Nul doute que ces tristes individus de la droite et du centre ont du montrer moins d’enthousiasme en voyant encore 1,2 millions de personnes dans la rue ce samedi malgré un message encore une fois étouffé médiatiquement. Bien que loin d’être un second tour social, ce maintien de l’unité syndicale est de bonne augure face aux menaces pesant sur les services publics et le modèle social français.

Effacer cette mine satisfaite, qu’ils affichaient ces derniers jours est déjà un point positif, mais ne suffira vraisemblablement pas à entamer leur volonté de mener une nouvelle offensive généralisée.

Malgré tout, on peut se réjouir en France de l’élection au parlement européen de 5 eurodéputés issu du Front de Gauche ou d’un rassemblement soutenu par le Front de Gauche comme ça a été le cas pour le communiste réunionnais Elie Hoarau qui grâce à au score de sa liste qui obtient plus de 21% sur la circonscription d’Outre-Mer permet au Front de Gauche et ses alliés de devancer l’extrême droite. A n’en pas douter, Elie Hoarau, Marie-Christine Vergiat (élue dans le sud est), Jean-Luc Mélenchon (élu dans le sud ouest), Jacky Hénin (élu dans le Nord Ouest) et Patrick Le Hyaric (élu en ile de France) constitueront un rempart aux dangereux projets de la droite européenne.

Malgré l’échec du modèle capitaliste, la droite persiste et signe encore… le traité de Lisbonne

Celle-ci  en dépit de la perte de 21 députés au parlement européen, va tenter de faire adopter en force le traité de Lisbonne pour une Europe toujours plus libérale, soumise au bon vouloir des capitalistes qui retenaient leur souffle le 7 juin dernier.

Il en va de même pour la directive du temps de travail visant à porter le maximum d’heures travaillées en Europe de 48h à 65h que le groupe de la Gauche Unie Européenne et de la Gauche Verte Nordique avait réussi à faire reculer en rassemblant une majorité contre cette régression sociale majeure.

Sans même mentionner la libéralisation dans le domaine de la santé décidée juste avant les élections européennes et dont les conséquences seront catastrophiques à moyen terme, et sans parler non plus de la directive « Bolkenstein » toujours prête à ressurgir, nous pouvons mesurer l’ampleur et la dangerosité du projet de révolution libérale qui plane au-dessus de nos têtes.

En France aussi, les projets de retour vers le passé reviennent sur la table

Mêmes causes et mêmes effets en France, où le gouvernement compte poursuivre et accentuer encore la pression sur les salariés sommés d’aller travaillé plus longtemps… la droite parle de 65 ans, voir de 67 ans du côté de Laurence Parisot qui entend elle aussi abattre quelques cartes avec l’appui sûre de la droite et du centre.

La patronne du MEDEF révèle à demi-mot sa vision de la « France d’après » qui coïncide parfaitement avec celle du reste de la droite à savoir un pays où les gens travailleront jusqu’à 67 ans, et pourquoi pas 70 ans, et ne pourront même pas espérer avoir une retraite insuffisante dans le système de retraite à la française par répartition.

Ce système dont les bienfaits sont loués à travers le monde est une nouvelle fois au centre des appétits des capitalistes qui réclament avec plus de force la mise en place d’un système de retraite à l’anglo-saxonne, c’est-à-dire par capitalisation. La volonté de la droite et du centre de mettre sur les rails ce système qui a pourtant ruiné des milliers de salariés aux Etats-Unis ou en Angleterre même avant la crise du capitalisme, laisse craindre le pire pour les retraités comme pour les salariés.

La patronne des patrons français appellent d’ailleurs à un débat public sur notre système de retraite où elle souhaite abordée la question de la retraite par capitalisation, celle de l’allongement de la durée du travail et celle l’accroissement des cotisations salariales. Les réformes précédentes qui avaient déjà fait reculer l’âge de la retraite alors que le chômage des jeunes n’a jamais été aussi élevé, n’avaient pas réglé le problème puisqu’elles avaient refusé de s’attaquer à la source du mal.

La question centrale qui devrait être au cœur d’un vrai débat public est bien celle de la répartition de la valeur ajoutée créé par les travailleurs accaparée de plus en plus par les capitalistes, qui aggrave le déficit des caisses de retraites et réduit d’autant les pensions de retraites. Mais celle-ci le MEDEF et la droite ne veulent pas en entendre parler, et éviteront de la mettre sur la table de même que la question de la hausse des cotisations patronales (qui pourraient être modulés selon les bénéfices réalisés par les entreprises). Alors un débat public sur toutes ces questions, j’ai envie de dire : chiche ?

Et pourquoi pas aussi un débat citoyen large sur la question des services publics et notamment celui de La Poste. Entreprise publique très appréciée des français, service de proximité souvent indispensable surtout dans les zones les moins peuplés.

L’ouverture à des capitaux publics pour le moment est la première phase vers une privatisation et des nouveaux retraits du service public postal qui touchera surtout, une nouvelle fois, les plus fragiles. La promesse du gouvernement de se limiter à une ouverture à des capitaux publics est à prendre avec autant de sérieux que celle du ministre Sarkozy qui affirmait que GDF ne serait pas privatisé… on a vu le résultat et surtout la répercussion sur les factures de gaz et d’électricité. Mettons sur la table les exemples européens qui démontrent la baisse de la qualité des services et parfois même leur disparition pour ceux qui ont le moins de moyens.

Tous pourront voir alors que, non soumise à cette concurrence libre et non faussée à laquelle la droite et certains sociaux-libéraux vouent un  véritable culte, La Poste entreprise publique a un bel avenir devant elle et pourra rendre encore beaucoup de services aux français et encore s’améliorer en se réimplantant là où elle s’est retirée.

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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