Au sein d’une assemblée départementale où la droite est toujours plus
surreprésentée, tout ne semble être qu’un éternel recommencement. Mieux élu à la présidence du Conseil général que la dernière fois grâce à la voix de Marc Bret, Philippe Adnot voit dans la
réélection de ses lieutenants un plébiscite à sa politique et ferme toujours les yeux sur les difficultés rencontrées par un nombre croissant d’Aubois. On peut donc s’attendre à de nouvelles
offensives politiques du Conseil général contre les personnes privées d’emploi, en situation précaire ou ayant des problèmes de santé.
Comme on le sentait venir, le pseudo démocrate Adnot qui ne conçoit pas l’existence d’une opposition politique, n’allait pas voir dans ces
élections, autres choses qu’un succès malgré son échec sur le canton de Sainte-Savine. Il savait bien dès le soir du premier tour qu’il pourrait compter sur l’appui de Marc Bret, qui bien que
trop proche de Baroin à son goût, continue à lui tendre la main. Heureusement d’ailleurs que l’ex-leader socialiste a assuré que son cœur restait à gauche sinon on pourrait se demander jusqu’où
il serait prêt à aller pour s’attirer les bonnes grâces du président du Conseil général…Sans doute pas jusqu’à se fâcher avec son nouvel ami, maire de Troyes « re-labélisé » UMP depuis
son élection.
Quelles leçons, tirer des élections cantonales de
2008 ?
De fait, l’opposition ressort de cette échéance avec 4 conseillers généraux face à 29 pro-Adnot. Une représentation à mille lieues de la
réalité politique Auboise, fruit d’un découpage territorial qui ne tient pas compte du nombre d’habitants et donne le même poids politique à un canton de 1800 votants (comme Chavanges) qu’à
un canton où 13 021 personnes sont inscrites (comme Troyes 6).
Cette surreprésentation de la droite contrairement à ce que veut bien croire le président du Conseil général n’est pas le fait d’un bon bilan
de la droite dans l’Aube. En effet pour asseoir sa mainmise sur ce qu’il semble considérer comme son royaume, Philippe Adnot n’hésite pas à employer tous les moyens pour mettre en place ses
proches : utilisation de la presse locale, chantage plus que limite vis-à-vis des habitants de communes (comme Romilly sur Seine) qu’il menace d’isolement en cas de victoire de la gauche…
rien n’est trop beau quand il s’agit d’étendre son pouvoir sur le département.
Mais dans l’instauration de cette « monarchie » qu’il veut « absolue » Philippe Adnot va devoir encore attendre
avant de faire taire toute opposition qui comptera encore Jean-Marc Massin fraichement réélu cette année et des 3 conseillers généraux dont 2 communistes Jöe Triché et Marie-Françoise Pautras qui
constituent la principale force de la gauche dans le département.
De plus, la progression du poids électoral du PCF est bien le signe que la population Auboise est en recherche une solution à l’impasse dans
laquelle la politique de la droite nous mène.
Le bilan de la droite dans l’Aube,
parlons-en justement.
Car les Aubois n’oublient pas que le Conseil général est loin d’être à la hauteur de leur attente.
Par l’abstention toujours très forte, de nombreuses personnes marquent leur dégoût d’une politique qui leur échappe. Des décisions prises sans
véritable débat, un démantèlement discret mais réel des services publics, des déclarations laissant à penser que les pauvres, les personnes privées d’emploi ou en situation précaire sont
responsables de leur situation, voilà la méthode du monarque Adnot.
On ne sera pas étonner que les Aubois-es ne se sentent pas tellement impliqués dans les affaires du département où des conseillers généraux ne
se sentent pas obliger de rendre des comptes à la population.
Seulement, il y encore des gens qui n’acceptent pas cette façon de faire, qui refuse l’orientation « gestionnaire façon entreprise
privée » que donne la droite à notre département. Il existerait même des gens qui pensent que davantage de solidarité permettrait d’améliorer leur quotidien et celui de leurs
concitoyens.
Pour le plus grand malheur Adnot, il semblerait que certains se permettent de refuser la fatalité de la désindustrialisation dans l’Aube, de
contester les suppressions d’emploi chez Plastika à Sainte-Savine, chez Vachette à Troyes, chez Petitjean à Saint-André-les-vergers… et pas seulement les Communistes, ces dangereux chercheurs de
justice sociale, ces empêcheurs de penser uniformément ! Plus de 12% des Aubois se mettent à leur apporter leur soutien comme lors des dernières cantonales (les candidats communistes
ont recueilli en moyenne près de 16% des suffrages là où ils étaient présents) ! Ce faisant, ils en font la première force de gauche du département et montrent leurs espoirs de changement dans un
département plus touchés que d’autres par la précarité et le chômage.
Philippe Adnot est le symbole de cette droite qui représente un véritable boulet pour le
dynamisme de notre département, en empêchant, par exemple, la réalisation de projets dans l’intérêt des Aubois qui imposeraient de travailler intelligemment avec le Conseil régional de
Champagne-Ardenne.
En attendant les veilles recettes de la droite, et de tous ceux qui la rejoignent pensant ainsi entrer dans l’ère de la modernité,
continueront d’échouer lamentablement et de produire encore plus d’inégalités et d’injustices et Marc Bret se réjouira de cette « bonne gestion ».
Mais pendant ce temps, les Communistes seront encore présents et déterminés à combattre la politique de la droite qui a conduit à faire de
l’Aube un département à la traine dans tous les domaines essentiels à une bonne qualité de vie : emploi, services de santé, transports, justice, éducation…
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