Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 15:41

 A chaque crise dans le monde agricole, les mêmes problèmes resurgissent : des prix de vente trop faibles pour les agriculteurs et une plus value importante partagée entre les intermédiaires et les grandes surfaces.

Entre le prix final payé par les consommateurs, et celui auquel les agriculteurs cèdent leur lait : un gouffre qui place les petits producteurs en grande difficulté et les familles les plus pauvres dans une situation de carence vis-à-vis de produits indispensables au développement des êtres humains.

Dans une négociation déséquilibrée entre des industriels qui se partagent des circuits de distribution bien verrouillés et des producteurs parfois très isolés, les mêmes causes produisent les mêmes effets et la spéculation sur un bien alimentaire vital peut alors battre son plein sous l’œil bienveillant du gouvernement et de la commission européenne.

Les intermédiaires à leur tour accusent la grande distribution d’être responsable de la situation de cette filière. Bien que cela ne les exonère pas de leurs propres responsabilités, il est certain que les grandes surfaces portent une responsabilité importante dans cette énième crise.

En l’absence de tout contrôle et comme dans l’ensemble des domaines qu’elle maîtrise la grande distribution impose ses prix d’achat et règlent ses prix de vente selon son bon vouloir. Elle assure ses marges malgré la puissance des industriels en leur faisant répercuter leur prix sur les achats aux producteurs et en imposant des délais de paiement de plus en plus long.

Avec l’avance de trésorerie que cela constitue, la grande distribution élargit ses activités aux produits financiers en spéculant grâce à l’argent des consommateurs jusqu’à la date du paiement des fournisseurs. Elle profite également des sommes considérables générés par ces activités pour racheter des industriels de la filière et ainsi se servir à l’ensemble des étapes de la vente du lait.

Les industriels et la grande distribution peuvent compter sur la complicité active de la droite qui permet ce racket pour le plus grand bénéfice des riches patrons de l’agro-alimentaire.

Pour éviter que cette crise ne conduise à la disparition de petites exploitations agricoles avalées par les plus grands qui sont relativement à l’abri de ce type de crise, les pouvoirs publics doivent intervenir.

Il ne s’agit pas selon les dogmes libéraux de préserver la prédominance du marché dans lequel les plus forts imposent leur loi aux plus faibles, mais bien de garantir aux producteurs un prix leur permettant de vivre du fruit de leur travail tout en assurant l’accès de tous à ces produits.

Par flotroyen - Publié dans : Gueulantes
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 15:39

Le 4 août 1789, l’Assemblée Constituante a abolit les privilèges.

Depuis cette date, la volonté de dirigeants souhaitant prendre leur revanche sur la Révolution Française a toujours été vive dans les rangs de la droite qui se prétend pourtant Républicaine.

Louis XVI écrivait au lendemain du 4 août 1789, « Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse. Je ne donnerai pas ma sanction à des décrets qui les dépouilleraient. »

Ce vœux de vengeance, c’est un hériter de la noblesse qui l’a exaucé  par la loi de Finance 2006.

A cette date, Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin a fait apparaitre un privilège nouveau nommé bouclier fiscal limitant l’imposition des ménages les plus fortunés de France à 60%.

Le 1er août 2007, le chef de l’Etat dans la lignée du monarque Louis XVI a même fait abaisser ce plafond à 50% par le parlement Français… à peine de 218 ans, celui qui ne peut pas sentir cette France populaire tenait là une occasion de renvoyer l’ascenseur à une nouvelle caste de privilégiés pour son soutien de toujours.

A peine arrivé sur son lieu de vacances, le petit monarque a du essuyer une manifestation d’une quarantaine d’élus communistes et républicains lui rappelant qu’en France, le rêve d’une société sans privilège respectant les principes de la République Liberté, Egalité et Fraternité est toujours présent parmi le peuple de France.

 221 ans plus tard, le gardien du temple et du trésor François Baroin, toujours opposé à la suppression des privilèges fiscaux accordés aux amis de l’UMP finira bien lui aussi par céder sous la pression populaire. C’est une leçon et le sens de l’Histoire.

Par flotroyen - Publié dans : Gueulantes
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Mercredi 1 septembre 2010 3 01 /09 /Sep /2010 15:38

La prime-transport, qu’est-ce que c’est ?

La prime-transport est une prime exonérée de cotisations sociales et non soumise à l’impôt sur le revenu, qui est versée par l’employeur aux salariés utilisant les transports collectifs pour se déplacer de leur domicile à leur lieu de travail.

Il s’agit d’un droit pour les salariés qui est inscrit dans le code du travail depuis le 1er janvier 2009 et d’une obligation pour l’employeur quelque soit la taille de l’entreprise. Le refus du versement de cette prime peut entrainer des sanctions pénales vis-à-vis de l’employeur.

Sur présentation du ou des justificatifs d’abonnement de transports collectifs, le salarié peut demander cette prime qui correspond au minimum à 50% du coût du ou des abonnements utilisés pour se rendre de chez soi jusqu’au lieu de travail.

Qui y a droit ?

L’ensemble des salariés du secteur privé comme du public qui en font la demande peuvent bénéficier de cette prime depuis le 22 juin 2010. Auparavant seuls les salariés du privé et de la fonction publique d’Etat pouvaient y prétendre en vertu du décret du 30 décembre 2008.

Quelque soit leur statut intérimaire, en CDD, en CDI, à temps partiel ou à temps complet, les salariés peuvent demander la prise en charge de la moitié du coût de leur(s) abonnement(s) de transport.

Cela n’a pas empêché certaines collectivités territoriales comme le Conseil régional de Champagne-Ardenne dès le 1re janvier 2010, de mettre en œuvre ce nouveau droit sans attendre la publication du décret spécifique aux fonctions publiques territoriale et hospitalière.

Un sérieux coup de pouce pour le pouvoir d’achat

Pour les salariés du secteur public cette prime est plafonnée à 77,84 € sauf si des prises en charge supérieures à ce plafond avaient été mise en place avant le 22 juin 2010.

Pour le privé, il n’y a pas de plafond à cette prime-transport équivalent au minimum à la moitié du montant de (ou des) l’abonnement(s) en 2ème classe basé sur le trajet le plus court. Par exemple, un salarié de La Chapelle-Saint-Luc travaillant à Paris en utilisant l’abonnement Mega de la TCAT pour aller de son domicile à la gare de Troyes puis un abonnement forfait par le train Intercités Troyes – Paris, le montant de la prime-transport crédité chaque mois sur sa paie sera de : 20 € + 189,75 € = 209,75 €. Un sérieux coup de pouce au pouvoir d’achat donc.

Pour les salariés n’ayant pas accès à une offre de transport collectif adaptée ?

En l’absence d’une possibilité de se déplacer en transport collectif pour causes d’horaires inadaptés (c'est-à-dire ne permettant pas d’effectuer un aller-retour chaque jour) ou même faute d’un réseau de transport, la loi du 20 décembre 2008 prévoit que l’employeur peut prendre en charge tout ou partie des frais de carburant ou d’alimentation d’un véhicule électrique engagés par des salariés pour se rendre entre leur domicile et leur travail. Mais il ne s’agit pas ici d’une obligation contrairement à la prise en charge des abonnements en transports collectifs.                                

Par flotroyen - Publié dans : Politique française
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Vendredi 6 août 2010 5 06 /08 /Août /2010 10:47

La piste criminelle semble se préciser suite à l’incendie d’un camp Rom où vivaient des familles Bulgares. Heureusement aucune victime n’est à déplorer malgré la présence d’enfants à proximité du campement. Ce sont d’ailleurs eux qui témoignent de l’attaque de leur campement par un homme qui aurait lancé un engin incendiaire avant de prendre la fuite. Les dégâts matériels sont immenses pour ces familles qui ont perdu le peu dont elles disposaient.

Le gouvernement a bien évidemment sa part de responsabilité dans ce qui s’est passé, car s’il s’agit bien d’un incendie criminel, il résulte largement de la stigmatisation par Sarkozy des gens du voyage.

Personne ne peut rester sans réaction après cet acte scandaleux. La condamnation par les pouvoirs publics doit être à la mesure de cet évènement qui n’est pas un fait divers anodin mais la concrétisation de la haine que la droite sème dans le pays.

Il est également urgent que la préfecture réponde aux appels de la mairie communiste de Bobigny qui a assuré l’hébergement d’urgence des familles mais qui a justement rappelé l’Etat à ses devoirs.

Par flotroyen - Publié dans : Politique française
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 17:10

Le 4 août 1789, l’Assemblée Constituante a abolit les privilèges.

Depuis cette date, la volonté de dirigeants souhaitant prendre leur revanche sur la Révolution Française a toujours été vive dans les rangs de la droite qui se prétend pourtant Républicaine.

Louis XVI écrivait au lendemain du 4 août 1789, « Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse. Je ne donnerai pas ma sanction à des décrets qui les dépouilleraient. »

Ce vœux de vengeance, c’est un hériter de la noblesse qui l’a exaucé  par la loi de Finance 2006.

A cette date, Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin a fait apparaitre un privilège nouveau nommé bouclier fiscal limitant l’imposition des ménages les plus fortunés de France à 60%.

Le 1er août 2007, le chef de l’Etat dans la lignée du monarque Louis XVI a même fait abaisser ce plafond à 50% par le parlement Français… à peine de 218 ans, celui qui ne peut pas sentir cette France populaire tenait là une occasion de renvoyer l’ascenseur à une nouvelle caste de privilégiés pour son soutien de toujours.

A peine arrivé sur son lieu de vacances, le petit monarque a du essuyer une manifestation d’une quarantaine d’élus communistes et républicains lui rappelant qu’en France, le rêve d’une société sans privilège respectant les principes de la République Liberté, Egalité et Fraternité est toujours présent parmi le peuple de France.

 221 ans plus tard, le gardien du temple et du trésor François Baroin, toujours opposé à la suppression des privilèges fiscaux accordés aux amis de l’UMP finira bien lui aussi par céder sous la pression populaire. C’est une leçon et le sens de l’Histoire.

Par flotroyen - Publié dans : Politique française
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