Les Assises nationales des « Collectifs du 29 mai » et l’adoption d’une « Charte antilibérale pour l’alternative » constituent un événement politique important dans la période. Le 29 mai n’est pas mort, le rejet du libéralisme est toujours là, l’exigence d’une alternative grandit.
Après le Non au TCE exprimé le 29 mai 2005, après la formidable mobilisation victorieuse des jeunes et des salariés contre le CPE, alors que s’engage une action citoyenne d’ampleur contre l’immigration jetable de la loi CESEDA, il n’est pas anodin que les forces qui ont été motrices de la victoire du Non de gauche au référendum, il y a un an, se retrouvent aujourd’hui pour proposer les bases communes d’une alternative antilibérale.
Dans les luttes comme dans les urnes, nos concitoyens ne cessent d’exprimer le rejet des politiques libérales qu’on veut leur imposer depuis 20 ans. Et le 21 avril 2002 est là pour rappeler que notre peuple ne se satisfait plus d’une simple alternance. Il est temps d’ouvrir une véritable alternative et notre Charte se veut une contribution essentielle à ce débat.
Les politiques néolibérales se développent depuis plus de vingt ans à l’échelle de la planète. Remettant en cause plus de deux siècles de luttes sociales et démocratiques, elles orchestrent un véritable recul de civilisation.
Cette offensive tous azimuts veut modifier substantiellement le partage des richesses au bénéfice des profits et des détenteurs de capitaux, élargir la sphère du marché, de la concurrence et de l’appropriation privée, et mettre l’économie hors de portée de la volonté démocratique.
Tous les pays industriels développés ont été dominés par ce dogme libéral : trop de contraintes, pas assez de fluidité, trop d’État et trop de réglementations sociales… Résultat : les profits se sont envolés, tandis que la part des salaires dans les richesses produites a baissé de 10 points en vingt ans.
C’est cela qu’il faut changer. Cela suppose de contester le dogme libéral et de lui opposer d’autres finalités et d’autres méthodes.
Voici l'introduction de la Charte anti-libérale sur laquelle les collectifs du 29 mai ont travaillé.
Il constitue en quelque sorte le projet que le rassemblement anti-libéral appliquera si il arrive au pouvoir à l'occasion des prochaines échéances électorales. Pour cela, des collectifs se créé partout en France pour militer en faveur d'une candidature unique de la gauche anti-libérale ( composée de partis politiques, associations et personnalités) aux présidentielles et dans chaque circoncription pour les législatives. N'hésitez pas à les rejoindre, pour plus d'informations vous pouvez joindre la Fédé du PCF la plus proche de chez vous puisque le pcf est signataire de cet appel et à l'intiative de la création de collectifs ce type.
Actuellement les signataires sont des personnalités associatives ou syndicales José Bové notamment, de cadres du PS, des Verts, de la LCR, des mouvements de jeunes, et également des partis politiques dans leur ensemble: Alternative Citoyenne, MARS, et le Parti Communiste pour ne citer que les plus célèbres.

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