Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 10:06

                Décidemment François Baroin ne manque pas d’imagination pour renflouer les caisses sans toucher aux privilèges de quelques personnes fortunées. C’est à la mode depuis plusieurs années, l’Etat brade ses biens pour récupérer un peu de liquidité et réduire artificiellement le déficit.

Des ventes de biens immobiliers qui, ajoutées à la grande braderie des services publics et des parts dans des entreprises publiques françaises de haut niveau, rapportent plusieurs milliards d’euros dans le budget… mais n’empêche pas une flambée des déficits pour payer le prix des politiques toujours plus injustes de la droite.

François Baroin a décidé d’innover en proposant un plan de cessions immobilières (6% du parc immobilier de l’Etat ce n’est pas rien)… sur le fond rien ne change vraiment, mais sur la forme c’est beaucoup plus rigoureux et ça permet de prévoir des rentrées d’argent régulières.

Il précise bien entendu qu’il ne s’agit pas de brader le patrimoine de l’Etat mais qu’il vaut mieux (pour qui ?) vendre « des biens immobiliers inutiles ou inadaptés au lieu de les conserver en les laissant se dégrader. »

Vu le manque de logement social en France, il aurait sans doute été facile de trouver une autre destination à une partie de ses biens immobiliers et pour le reste, rien n’empêche l’Etat d’entretenir le patrimoine public…

Là encore les troyens ne découvrent rien puisque le maire de Troyes n’hésite pas non plus à transférer le patrimoine public municipal vers le privé après l’avoir laissé se dégrader faute d’entretien. Décidemment François Baroin est à la ville comme... au gouvernement.

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 10:05

Le nouveau ministre du budget : L’expert du serrage de vis de Troyes

Soyons honnêtes,  Sarkozy pouvait difficilement choisir meilleur ministre du budget que Baroin pour appliquer une nouvelle politique de rigueur. En faisant le tour des députés-maires estampillés UMP, le nom du futur ministre ne pouvait pas faire l’ombre d’un doute.

Il n’y avait qu’à jeter un coup d’œil à la ville de Troyes pour voir que son mode de gestion faisait de Baroin un candidat tout indiqué comme ministre du budget chargé de sabrer encore plus dans les dépenses publiques.

Après le gâchis de milliards d’euros en cadeaux fiscaux et en exonérations diverses sans amélioration concrète de l’emploi et des conditions de travail, l’heure est à la rigueur.

La feuille de route du gouvernement comporte de nouvelles mesures d’économie sur le dos des services publics avec des suppressions massives de postes de fonctionnaires, le gel des dotations aux collectivités locales après la suppression de la taxe professionnelle… tout en préservant les politiques injustes en faveur des plus riches et des grandes entreprises telles que le bouclier fiscal, ou les niches et autres avantages fiscaux.

Face à ce casse-tête, Sarkozy compte s’appuyer sur un cadre de l’UMP apôtre de la rigueur en son pays, ou plutôt en sa ville et communauté d’agglomération : en l’occurrence François Baroin.

Troyes : vitrine de l’austérité version UMP

Et malheureusement pour les Troyens, on peut dire qu’Harry Potter connait la formule magique pour ne pas toucher aux privilèges des plus riches et équilibrer le budget… un poil de rigueur, un soupçon de réalisations spectaculaires largement financées par d’autres, une brassée d’actions de communication, quelques dépenses publiques compressées, des compétences transférées et voilà pour une illusion de budget maîtrisé.

De là à dire que l’austérité serait avec l’andouillette l’une des spécialités de Troyes, il n’y a qu’un pas.

Sauf qu’une fois les effets d’annonces passées et les coupes opérées dans les dépenses publiques, la réalité se rappelle à tous, et ce sont des milliers de troyens qui se trouvent confrontés à la réalité des politiques de rigueur.

Moins de services publics c’est souvent davantage d’argent à débourser pour les usagers de ces services et donc un accès restreint à ceux qui peuvent se les offrir. Ainsi à Troyes, le scandale de la restauration scolaire continue de perdurer malgré les bonnes intentions affichées par Marc Bret qui comme opposant félicitait François Baroin pour la qualité de sa gestion avant de finir par le rejoindre.

La prise en compte du quotient familial pour les tarifs de la cantine n’est toujours à l’ordre du jour alors qu’elle permettrait de sortir des familles de situations souvent difficiles pour payer les repas des enfants scolarisés dans l’une des 18 écoles troyennes.

La rigueur représente le quotidien des Troyens, et les français ne vont pas tarder à en constater les nouveaux effets à l’instar de ce que subissent déjà les Grecs.

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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Mardi 29 juin 2010 2 29 /06 /Juin /2010 10:04

Evidemment il ne s’agissait que d’une élection partielle qui ne permettait d’élire un conseiller général que pour une durée de 9 mois mais cela ne peut suffire à expliquer l’absence de participation à ce scrutin au premier tour (plus de 74% d’abstentionnistes) comme au second tour (à peine moins).

L’UMP conserve son canton dans l’indifférence la plus totale

Sur le second tour, il n’y avait pas grand chose à espérer entre le candidat du Modem, maire de Pont-sainte-Mairie et le vainqueur du scrutin Jacky Raguin, maire UMP de Creney… la politique du Conseil général ne risquait pas d’être révolutionnée.

Avec 34,6% à Pont-Sainte-Marie pour le deuxième tour, la participation a connu un rebond significatif (+ 10 points environ) qui a bénéficié essentiellement au candidat soutenu par l’UMP qui a devancé Pascal Landréat pourtant premier magistrat de cette commune. Pour autant les Maripontains ne se sont pas beaucoup mobilisés, preuve de la confiance limitée qu’ils ont en leur maire pour être une voix utile au Conseil général de l’Aube. De leur côté, les Coeurlequins se sont plus déplacés que leurs voisins (55,6% de participation au second tour) pour soutenir leur maire.

La tendance du premier tour a bien été confirmée au second et le candidat soutenu par l’UMP l’a emporté largement face à son rival appuyé par ce qu’il reste du Modem. La seule évolution notable a été le taux de vote blanc passé de 1,4% à 7,6%, ce qui ajouté à l’abstention prouve que pour des potentiels électeurs même mobilisés, le choix entre la droite et le centre-droit n’est pas satisfaisant.

L’absence d’un projet alternatif crédible avait déjà scellé le résultat des élections au premier tour. Hormis un catalogue de propositions et des grands principes sans trop cohérence, les forces en présence n’ont pas suscité l’intérêt des habitants du canton, et encore moins des troyens qui se sont sentis exclus de cette élection avec 10 % de participation aux deux tours.

L’abstention ouvre la porte de l’hôtel du département à la droite

C’est donc par défaut que le maire de Creney s’est emparé du siège laissé vacant suite au décès de Claude Bertrand, lui-même membre UMP. Un résultat qui interpelle tant l’UMP porte la responsabilité de la situation catastrophique du pays, et du département de l’Aube.

En élisant le candidat soutenu par la droite au pouvoir, les habitants du canton Troyes 2 ont renforcé l’emprise locale de ceux qui font obstacle au développement de l’Aube et à la justice sociale dans un département particulièrement touché par la crise.

Les attaques perpétuées par les membres de l’UMP contre ce qui constitue le socle de notre société n’auraient-elles pas suffit à donner envie aux électeurs d’exprimer leur mécontentement ? Ce sont pourtant les relais locaux de la droite qui lui permette d’appliquer, de façon méthodique, la destruction des acquis sociaux. Ce sont ses représentants au sein du Conseil général de l’Aube qui préfèrent faire la chasse aux allocataires du RSA que de leur offrir des perspectives pour un retour à un emploi bien rémunéré. Ce sont les Conseillers généraux de droite qui acceptent servilement les mesures qui asphyxient les départements et les poussent à couper les dépenses de fonctionnement parfois vitales pour les populations. Ce sont ces mêmes élus qui appliquent des plans d’austérité destinés à ceux qui serrent déjà la ceinture en refusant toutes réformes fiscales qui permettraient d’utiliser des sommes d’argent gigantesques qui sortent des grandes entreprises et viennent entretenir la spéculation des plus riches.

Mettre fin à la mainmise de la droite sur le département est une urgence qui ne saurait attendre la défaite de Sarkozy aux présidentielles 2012,  c’est un combat quotidien que les communistes mènent et souhaitent pouvoir engager avec d’autres pour faire émerger un projet solidaire et durable dans l’intérêt des Aubois-es.

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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Lundi 14 juin 2010 1 14 /06 /Juin /2010 10:00

Elections cantonales partielles sur le canton Troyes 2 :

 

Résultats du 2e tour: Dimanche 13 juin 2010 :

 

Inscrits: 10.093

Votants: 2.714

Exprimés: 2.508 (nuls et blancs : 7,6%)

Abstention: 73,11%

 

Pascal Landréat (Modem): 707 voix (28,19%)

Jacky Raguin (UMP): 1.801 voix (71,81%)

 

Résultats du 1er tour: Dimanche 6 juin 2010 :

 

Inscrits: 10.093

Votants: 2.585

Exprimés: 2.549 (nuls et blancs : 1,4%)

Abstention: 74,39%

 

 

William Handel (PS) 368 voix (14,44%)

Jacky Raguin (UMP) 1.226 voix (48,1%)

Pascal Landréat (Modem) 392 voix (15,38%)

Bruno Subtil (FN) 340 voix (13,34%)

Dominique Deharbe (Verts) 124 voix (4,86%)

Maurice Bernardie (AEI) 16 voix (0,63%)

Anné Lê (Europe écologie) 83 voix (3,26%)

 

A noter la progression de la participation entre le premier et le second tour mais également le taux de bulletins blancs et nuls qui passe de 1,4% à 7,6% entre les deux tours. Avec 206 bulletins de ce type soit plus du tiers du score de Pascal Landréat et 1/9 ème du score du vainqueur de ce scrutin, les électeurs ont exprimés leur volonté d'une autre offre politique. Dans ce contexte, l'appel au vote blanc que j'avais lancé précédemment qui a recueilli l'assentiment de mes camarades, semble avoir été plutôt bien entendu par les électeurs du canton.

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Mercredi 9 juin 2010 3 09 /06 /Juin /2010 16:13

Quoiqu’il advienne au second tour, le candidat élu ne révolutionnera pas la politique départementale c’est une certitude. Entre un candidat divers droite, et un divers centriste de droite, c’est un appui de plus pour une politique dépassée et injuste qui sortira des urnes dimanche.

Dans cette élection qui n’a pas déplacé les foules (seul un électeur sur quatre est allé voter), un constat s’impose : les candidats présents n’ont pas réussi à mobiliser l’électorat.

Dans ce contexte le candidat soutenu par l’UMP a su tirer son épingle du jeu avec 48,1% des voix exprimées (soit 12% des inscrits) en faisant le plein à Creney dont il est le maire et en talonnant le maire de Pont Sainte-Marie dans cette commune.

Pour le maire de la principale ville du canton le désaveu des électeurs est clair… sur le peu de Maripontains qui se sont rendus aux urnes moins de 9% des inscrits ont porté leur suffrage sur lui.  Malgré cela, avec 24 voix de plus que le candidat socialiste, il gagne le droit d’affronter Jacky Raguin sans espoir de l’emporter.

Ce ne sera pas le cas pour la candidate d’Europe-Ecologie dont la formation peine à exister localement sans couverture médiatique nationale … le candidat divers écologiste Dominique Deharbe devance assez nettement le candidat officiel d’Europe-Ecologie.

Autre leçon de ce premier tour, pour sa deuxième participation à une élection cantonale partielle en 2010, le maire socialiste de Vailly n’a pas réussi à mobiliser l’électorat populaire même s’il arrive en tête dans la partie Troyenne du canton et dans sa commune.

Alors que la gauche avait un espoir de gain d’un siège au sein d’un Conseil général écrasé par la droite, cette désillusion doit interroger sur le projet le mieux à même de mobiliser l’électorat de gauche pourtant majoritaire dans ce canton et notamment sur Troyes où seulement 11,6% des troyens concernés se sont déplacés.

Pour le second tour, le seul message qui peut encore être adressé à la droite est celui du vote « blanc » qui s’il n’est malheureusement pas comptabilisé, peut démontrer qu’il existe de la place pour une politique alternative dans le département et que les électeurs du canton 2 sont en attente de cette perspective.

Par flotroyen - Publié dans : Politique locale
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