La culture musicale pour tous c’est pas pour demain… ni pour après…
On le savait depuis quelques temps déjà mais la musique est en terre hostile
à Troyes, entre l’absence d’une salle de concert de moyenne capacité digne de ce nom et des grandes salles qui souffrent d’une acoustique de mauvaise qualité, les habitants de l’agglomération
troyenne ne sont pas vraiment gâtés.
La principale conséquence de ce manque d’infrastructures c’est que le public Aubois est coupé d’une partie de l’offre culturelle. Les groupes
à la notoriété grandissante, lorsqu’ils viennent en Champagne-Ardenne, s’ils ne peuvent remplir l’espace Argence se rabattent alors vers l’Orange Bleue de Vitry-le-François ou encore la
Cartonnerie de Reims.
Malgré ce manque, il se trouve que des groupes souhaitent venir dans l’Aube et ne manquent pas l’occasion de venir lors du festival en Othe, des Rabardels de Romilly sur Seine et de celui des Nuits de Champagne à Troyes.
Seulement sortis de ces évènements pas forcément accessibles à toutes les programmations musicales (plein air dans le Pays d’Othe, ou nombre
de salles restreints à Romilly) ou à toutes les bourses (grosses affiches du festival de Champagne), on ne trouve guère de trace d’artistes déjà assez connu nationalement.
Le manque de diversité en dehors de la variété française est également assez criant lors des concerts dans l’Agglomération Troyenne… les
musiques du monde, le rock ou le rap, par exemple, sont cantonnés à des petites salles et de moins en moins à des cafés.
La musique n’adoucit pas toujours les mœurs
Tout juste peuvent-ils « s’exposer » à l’occasion de la fête de la musique au détour d’un coin de rue pris entre deux ou trois
autres sons… en dehors de ce jour exceptionnel où les petits groupes peuvent se trouver lieu de concert et public, les occasions pour eux de s’exprimer se font rares.
Pour prendre l’exemple des cafés notamment, on fait face à une situation pour le moins tendue,
puisque dorénavant aux moindres incartades musicales en soirée, les bars faisant un petit effort de promotion se retrouve menacés de fermetures administratives.
L’avenir du café du Musée reste ainsi suspendu à une décision préfectorale qui peut mener à fermeture au prétexte de l’organisation de 2-3
concerts dans l’année non prévu dans le bail mais qui appartiennent à la tradition de ce concert. Le Bougnat des Pouilles qui a accueilli à maintes reprises des concerts rock « en
électrique » se voit contraint de n’autoriser que des concerts « en acoustique » sous peine de se voir sanctionné. Devant des conditions de plus en plus
difficiles, bien d’autres cafés ont été également contraints de renoncer à organiser des concerts alors même qu’ils le faisaient avec enthousiasme
comme le saloon, le tricasse…
Au
final ce sont autant de rendez-vous manqués pour des groupes de se faire connaître et pour le public de découvrir des nouvelles choses, sans que cela, n’émeuvent la droite aux affaires localement
qui privilégie clairement l’intérêt de quelques propriétaires à une offre culturelle et particulièrement musicale pour le plus grand nombre.
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