Quelques mots sur moi

Dates à retenir :

En ces semaines sociales (enfin ! ) mouvementées, voici quelques dates à retenir :

- Jeudi 17 juin 2008 à 16h devant la Bourse du Travail : grand rassemblement pour les services publics, contre la réforme des retraites, ...

 

Mercredi 16 juillet 2008

Outil indispensable pour diffuser des idées et faire évoluer l’opinion publique, les médias connaissent depuis des années une dangereuse  dérive qui s’accélère encore sous l’impulsion de la droite et du MEDEF.

Le pouvoir médiatique un outil de propagande capitaliste toujours plus efficace

Le pouvoir médiatique est une arme dont use assurément très habilement Nicolas Sarkozy, qui sait pouvoir compter sur ces amis milliardaires, propriétaires de la plupart des groupes de presses et des chaines de télévision privés pour relayer sa « bonne parole ».

En allumant la télévision, la radio ou bien en ouvrant un journal, on reçoit une information qui n’a absolument aucun caractère objectif puisque le pragmatisme qu’elle prône, est elle-même issue de l’idéologie rétrograde de la droite.

La distillation quotidienne d’un message subjectif fait à la longue passer ce discours pour une réalité. Par exemple, il n’est plus rare d’entendre dire qu’une entreprise délocalise pour sauvegarder des emplois en France. Cette façon de présenter les choses est celle de la direction de l’entreprise, et la justification devenue « politiquement correcte » d’une recherche de bénéfices par quelques actionnaires n’ayant aucun scrupule à laisser sur le carreau des personnes qui ont parfois sacrifié leur santé pour répondre aux exigences des donneurs d’ordres.

Cette propagande institutionnalisée répond à un objectif : laisser penser qu’il n’y a pas d’alternatives et qu’il vaut se résigner et accepter les règles du jeu écrites par quelques décideurs dans leur propre intérêt loin de correspondre à l’intérêt général.

Lorsque les grands patrons propriétaires des médias veulent faire passer l’idée qu’il faut travailler plus en prétextant que c’est pour augmenter le pouvoir d’achat de la population, ils n’avouent pas ouvertement que c’est pour qu’ils puissent engranger encore plus de profits. Ils oublient volontairement de dire aussi qu’ils sont les responsables de la situation précaire qu’il instaure par les faibles salaires qu’ils versent. Ils utilisent plutôt quelques artifices pour bricoler des statistiques et des exemples de leurs victoires idéologiques dans d’autres pays pour appuyer leur discours.

Ils manient avec virtuosité par le biais de la voie unifiée des médias, un vocabulaire que les gens finissent par s’approprier à savoir que la « modernité » ça serait « d’accepter les réformes » qu’ils demandent à leurs amis politiciens de faire passer. Des réformes qui, si elles sont porteuses de reculs importants dans les droits humains individuels et collectifs, sont présentés comme des évolutions irrémédiables permettant d’être « compétitif »… comme si la compétitivité des entreprises améliorait les conditions de vie des gens.

Dans le même temps, la droite des extrêmes au Modem en passant bien sûr par l’UMP relaient le message, de façon politique, s’appuyant sur un « réalisme économique » qui est fabriquée par les médias à la solde du privé. Cet échange de bons procédés leur permet de gagner la bataille des idées et d’accéder de façon durable au pouvoir… ainsi ils tiennent tous les bouts du pouvoir et peuvent creuser toujours plus la tombe du progrès social et des acquis des sociétés modernes

Une convergence médiatique pour assurer la promotion de la politique du gouvernement

La propagande se fait même de façon non dissimulée dans des espaces médiatiques nouveaux, par le biais des spots publicitaires qui vantent les mérites de la politique gouvernementale et essaient de faire croire que la réalité vécue par les gens au quotidien n’est qu’une illusion et même que les seuls responsables de cette situation sont celles et ceux qui refusent de céder au chantage de la droite.


Merci à Placide
Aujourd’hui par les spots de propagande gouvernementaux, les  propriétaires des grands médias reçoivent même de l’argent public (4,3 millions d’euros dépensés officiellement) pour assurer la promotion d’une politique qu’ils soutiennent sans réserve.

Ce n’est pas un phénomène nouveau mais le fait est, qu’aujourd’hui, les grands médias sont sous la coupe de richissimes patrons qui ont bien vu, dans ce secteur une source de pouvoir toujours plus importante. Ils ont des idées à diffuser et qui ne se privent pas de faire de la politique (pas uniquement de façon démocratique d’ailleurs). La censure exercée par ces personnes souvent membres ou très proches du MEDEF et de l’UMP et de la droite plus généralement, s’applique de façon plus ou moins forte sur les médias qu’ils dirigent, d’autant que, par crainte de représailles, bon nombre de journalistes en viennent à s’autocensurer même inconsciemment.

Dès leur formation par le biais des écoles de journalisme, c’est déjà une façon de penser que l’on tente d’insinuer dans la tête des futurs professionnels de l’information par le biais d’un moule idéologique. Ceux qui réussissent à percer dans les grands médias, sont pour la plupart ceux qui ont intégré le modèle et pensent réellement distiller une information non faussée… des enquêtes sociologiques montrent que pour une bonne part, les apprentis journalistes sont issus des milieux où l’idéologie conservatrice est déjà implantée ce qui constitue un élément facilitateur dans leur intégration au processus de propagande organisée.

Malgré tout, d’autres voix se font entendre au sein de ces grands groupes et pas seulement au sein des chaines de télévisions publiques comme on a pu l’entendre dernièrement même si le bruit a été vite étouffé.

Certains subissant de plein fouet les « restructurations » dans le domaine de la presse écrite notamment, se trouvent fragilisés et prennent conscience de la réalité d’un système dont il avait appris à vanter les mérites ou du moins à  accepter les dérives… De plus en plus de journalistes ne supportent ouvertement plus de servir la soupe au gouvernement et leur pouvoir de nuisance pour Sarkozy est indéniable.

Ne pouvant ignorer cela, et de façon préventive, il avait d’ailleurs, dès son arrivée au pouvoir, placé, un de ses conseillers politiques à la tête de TF1 pour faire passer ses messages politiques par le biais des journaux télévisés entre autres.

Une stratégie cohérente pour couper les vivres des médias alternatifs et restreindre les espaces de liberté

Il existait un espace de liberté au sein des télévisions publiques, certes très soumises au gouvernement mais qui jouissaient encore d’une relative liberté d’expression par quelques créneaux et par des syndicats encore organisés en interne qui refusent de se laisser dicter leur conscience professionnelle.

Même de façon restreinte cette expression alternative libre qui peut potentiellement atteindre beaucoup de monde, gène considérablement Sarkozy et ses amis, qui ont trouvé une parade pour museler la télévision publique en diminuant drastiquement leur budget par la suppression des recettes publicitaires qui au passage se reporteront vers les grandes chaines privés et amélioreront les bénéfices de Bouygues et consorts.

Parallèlement la droite refuse d’entendre parler d’une modification de la législation permettant à la presse écrite de trouver d’autres sources de financement que celles de la publicité omniprésente dans des journaux « gratuits » distribués massivement et dont elle dicte les contenus.

Des projets pour permettre à des donateurs particuliers de sauvegarder des journaux par des exonérations fiscales comme pour les financements d’associations, ne sont pas pris en compte.  C’est pourtant une idée forte défendue notamment par Patrick Le Hyaric, Directeur du journal « l’Humanité », l’un des trop rares journaux qui n’est pas soumis aux grandes multinationales… cela pourrait peut-être permettre de maintenir à la fois une pluralité de la presse et rendre audible les alternatives existantes au pouvoir de l’argent.

Ca serait trop peu mais sans doute encore trop pour la droite, qui souhaiterait également restreindre les libertés sur internet en plaçant la « toile » sous contrôle. Cette menace qui pèse sur la liberté d’expression est dans les cartons du gouvernement Sarkozy-Fillon.

C’est bien là la preuve manifeste que le libéralisme que défendent la droite et ceux qui tournent autour, n’est pas celui de la défense des libertés mais bien celui de la prédominance du libéralisme économique sur tout autre liberté y compris celle de la presse. C’est donc surtout le champ libre laissé aux plus forts pour écraser tout le reste sans tenir compte des conséquences que cela peut avoir sur la planète et ses habitants. C’est pour cela, que ce libéralisme est combattu par les Communistes pour qui la liberté de la presse et sa diversité est justement un moyen de limiter la toute-puissance de l’économie et de la finance sur l’ensemble des domaines de la vie.

 

par flotroyen publié dans : Politique française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Lundi 16 juin 2008
A l’occasion de la Foire de Champagne, mercredi 4 juin 2008 se tenait une conférence - débat organisé par l’Humanité et la dépêche de l’Aube avec un plateau de qualité. Devant la centaine de participants s’est exprimée une grande diversité de point de vue sur les questions liées à l’environnement.


Pour ce débat animé par Pierre-Henri LAB, journaliste de l’Humanité, l’affiche était prometteuse :

André CHASSAIGNE, Président de l’Association des Elus Communistes et Républicains, Député Communiste du Puy de Dôme auteur du dorénavant célèbre amendement sur les restrictions de culture OGM à champs ouverts,

Daniel GENESTRE, secrétaire général de l’Union Interfédéral des Transports coordinateur pour la CGT au Grenelle de l’environnement,

Michel DUBROMEL, responsable du réseau Transports et Mobilité Durables de France Nature Environnement (FNE),

Jean-Paul ANGERS, conseiller régional et participant pour l’Association des Régions de France au groupe de travail production et consommation durable du Grenelle de l’environnement

Didier MARTEAU, président de la chambre d’agriculture de l’AUBE, président de la commission nationale environnement des chambres d’agricultures et participant à ce titre au groupe OGM du grenelle de l’environnement,

Pierre MATHIEU, Vice-président du Conseil régional de Champagne-Ardenne en charge des Infrastructures et des Transports

Pour faciliter les échanges, le débat s’est déroulé en deux temps. Le premier concernait l’agriculture essentiellement avec une explication de texte donnée par André CHASSAIGNE justifiant sa position sur les OGM bien plus nuancée qu’on avait bien voulu le faire croire. Agriculture, OGM, et alimentation : des questions à la pointe de l’actualité.



Favorable à une recherche publique dans le domaine des OGM, André CHASSAIGNE a rappelé qu’à l’heure actuelle, on n’en avait pas besoin et qu’il était primordial pour lui de laisser la liberté pour les agriculteurs de faire le choix d’une agriculture de qualité sans risquer d’être contaminer par des cultures OGM dont les modes de propagation sont encore mal-connus et d’ailleurs pas couverts par les compagnies d’assurance, ni même par les producteurs d’OGM eux-mêmes. De fait, les risques de contamination sont supportés solidairement par les agriculteurs utilisateurs de semences génétiquement modifiées.

Sur la question de la nécessité de favoriser une production de qualité, tous les acteurs du grenelle présents étaient d’accord, chacun exprimant malgré tout le sentiment d’un décalage entre les orientations de la Politique Agricole Commune, selon Jean-Paul ANGERS, et les incitations à la production du " bio " ou bien encore avec les exigences et les normes européennes et françaises toujours plus contraignantes conduisant à une production de plus en plus aseptisée selon Didier Marteau. Jean-Paul ANGERS s’interroge également sur la valeur ajouté de la loi sur le grenelle dont les ambitions sont en-deçà des objectifs poursuivis par les collectivités territoriales et notamment la Champagne-Ardenne en matière de production bio-local ou dans la production d’un plan Climat déjà lancé dans la Région.

Un projet de loi largement insuffisant et à double tranchant en ce qui concerne le report modal Si le représentant de la FNE comme beaucoup de participant s’est réjouit de la prise en compte de la donne environnemental dans le débat public, il n’en a pas moins déclaré être déçu et surpris de l’insuffisance du projet de loi ne serait-ce que par rapport à la teneur des négociations. Pour lui, les actes contraignants en matière d’urbanisme ou de transport n’ont clairement pas été pris. Même constat pour Pierre MATHIEU, pour qui les ruptures à tous les niveaux par l’affectation de moyens pour réaliser le transport modal ne se retrouvent pas dans le texte de loi. Il a fait part également de ses craintes de voir le financement des infrastructures ferroviaires reporté vers les collectivités territoriales faute d’investissement suffisant de l’Etat via ses dotations financières à Réseau Ferré de France (400 000 millions d’euros d’ici à 2015 contre 800 000 d’euros par an nécessaire à la remise à niveau de l’infrastructures selon un audit de l’école polytechnique de Lausanne).

Il regrette que la dimension de la délocalisation des productions réimportées avec un coût important pour la société ait été évacuée et que la question de la réinternalisation des coûts du transport notamment routier soit absente du projet de loi. André CHASSAIGNE a signalé à ce sujet sa volonté de proposer un amendement en faveur d’un étiquetage sur le nombre de kilomètres effectués par un produit avant d’arriver dans le panier du consommateur. Insistant sur le besoin de poursuivre le débat sur la question du financement des infrastructures et des politiques de transports, il a ensuite lancé quelques pistes également la proposition d’une source de financement pour le report modal via une taxation de spéculations financières liées aux grands projets d’infrastructures.

Même regret pour Daniel GENESTRE, qui estime qu’il aurait fallu une vision d’ensemble du système de production intégrant les trois dimensions : environnementale, économique et sociale.

Pour le financement du report modal, il aurait souhaité que soit prise en compte la capacité contributive de chacun et notamment de la grande distribution qui, comme tous les donneurs d’ordre dans le système de production et de transport, bénéficie clairement de la sous-évaluation des coûts du transport routier et de l’étranglement des transporteurs.

Il estime injuste et inacceptable de faire reposer le financement de mesures écologiques sur un déplacement de la fiscalité du travail. Pour le financement de politiques publiques d’utilité générale en faveur par exemple du fret ferroviaire et fluvial, il juge qu’il est indispensable de puiser les richesses là où elles sont.

Concernant la loi issue du grenelle, il a tenu à informer le public présent de la tenue d’une rencontre entre les ONG et les syndicats visant à montrer leur refus de l’instrumentalisation gouvernementale des négociations. Ce qui est ressorti assez largement de ce débat dont il est difficile de retranscrire la richesse, c’est qu’en la matière comme dans bien d’autres, les vieilles recettes adoptées par le grenelle à l’image des orientations européennes focalisées sur une mise en concurrence accrue et l’ouverture des marchés au privé n’ont pas fait l’objet d’une évaluation et encore moins d’une remise en cause. C’est pourtant sans doute là que réside un des enjeux essentiels de la protection de notre environnement.

par flotroyen publié dans : Politique française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 24 avril 2008

Face à la mobilisation des travailleurs immigrés qui demandent leur régularisation et un peu de considération,
Brice Hortefeux, Luc Chatel, Xavier Bertrand... tous fidèles ministres péroquets nous repassent en boucle le discours de la droite décomplexée.

Ils répètent tous le même refrain : "étude au cas par cas", "pas de régularisation massive", ils osent même nous parler de justice et donnent des leçons sur les droits de l'Homme aux autres pays alors même qu'ils bafouent quotidiennement le droit des femmes et des hommes qui viennent rechercher en France ce dont ils les privent chez eux : la possibilité de survivre.

Le ministre titulaire du ministère de la honte, alias Hortefeux, donnait une conférence de presse ce matin pour expliquer qu'il ne régulariserait pas ces travailleurs sans statut de façon générale, et qu'il trouvait hypocrite de leur faire payer des impôts alors qu'ils sont en situation irrégulière.

Sa conclusion est simple au détour d'une réponse il annonce qu'il mettra fin à la protection des droits et des libertés en permettant de croiser les différents fichiers des administrations...
Il faut dire que Hortefeux ne recule pas devant ce type de méthode scandaleuse puisqu'il avait fait passer via ses préfets des directives pour que les proviseurs de lycées et collège dénoncent les enfants dont les parents seraient en situation irrégulière...

On garde aussi en tête "l'exemple" de la préfecture des Hauts de Seine qui arrête systémtiquement les gens venus déposés une demande de régularisation...

Y'a pas à dire dans un pays où des sans-papiers meurent pour échapper à la police les droits de l'Homme sont une question de principe qui valent bien un badge ridicule.

par flotroyen publié dans : Politique française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Mardi 22 avril 2008
Le délégué CGT de l'Essonne Raymond Chauveau ...

Copyright © 2008 AFP

Le retour dans le passé qu’impose la droite par les régressions sociales qu’elle provoque, rend plus moderne que jamais  la lutte pour ce que l’on pensait acquis.

On pourrait croire à un combat d’un autre temps et dans un monde idéal il n’aurait sans doute pas lieu d’être, mais la grève des travailleurs « sans-papier » n’en demeure pas moins une lutte actuelle pour une régularisation qui parait la moindre des choses.

C’est même bien plus que ça en réalité, car c’est un combat pour une reconnaissance sociale de celles et ceux qui quotidiennement offrent leur force de travail pour survivre dans la France qui revendique le droit de faire son marché dans les pays les plus pauvres en les pillant encore un peu plus de leurs forces vives.

Mais pour les nostalgiques du « rôle positif de la colonisation », cette grève des travailleurs sans statut social, n’est pas acceptable… l’immigration choisie telle que la droite la souhaite, ne doit pas aboutir à une reconnaissance quelconque. Le bon immigré dans une France bien à droite, c’est celui qui travaille comme ces gens (et même encore plus jusqu’à une usure aux conséquences irréversibles) mais c’est aussi et surtout quelqu’un qui ne revendique rien. C’est à dire le contraire d’un Aimé Césaire, qui s’est opposé toute sa vie la vision colonialiste de Sarkozy et ses amis.

Si, assister aux obsèques en Martinique du poète qui fut le premier député-maire communiste de Fort-de-France, n’a pas fait reculer la droite, en revanche, le véritable hommage qui consisterait à régulariser la totalité des travailleurs sans papier est un pas que Sarkozy n’entend pas faire. Ce n’est pas non plus du gouvernement qu’on peut attendre des solutions pour sortir les pays les plus pauvres de la misère dans lesquels le capitalisme les enferme. Comme le chante Tryo: « Hey peuple d’occident, réveille toi, réveille toi, c’est pas Le Pen ou Pasqua qui supprimeront la dette de nos états. »

Des paroles qui ont bientôt 10 ans mais qui peuvent encore s’appliquer à cette droite décomplexée qui ne se soucie pas des drames humains qu’elle provoque par l’expulsion de milliers de personnes. Ces politiciens, aujourd’hui au gouvernement, refusent de mettre en œuvre des propositions concrètes telles que l’annulation préalable et sans conditions de la dette des pays pauvres.

Par leur idéologie privilégiant les profits à court terme des grandes puissances économiques, les défenseurs de l’économie de marché empêchent la mise en œuvre d’une organisation mondiale pour un commerce vraiment équitable rétribuant justement le travail de chacun et lui accordant les mêmes droits où qu’il vive dans le monde.

Dans un tel système, en rupture avec le capitalisme, ce n’est plus la misère qui chasserait les populations mais c’est la volonté de découvrir d’autres cultures ou d’autres contrées qui pousserait les gens à émigrer. Donner les moyens à chaque pays de se développer sur le mode qu’il choisit voilà un projet d’avenir qui éviterait que des employeurs peu scrupuleux puissent embaucher une main d’œuvre qui n’aurait d’autre choix que de se taire et d’accepter son sort.

 

par flotroyen publié dans : Politique française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander
Jeudi 17 avril 2008

Le droit à l’Education pour revendication

 

Presque 40 ans après mai 68, la jeunesse se remet massivement à battre le pavé. Environ 80 000 personnes à l’occasion des manifestations de la semaine passée et certainement encore des milliers lors des manifestations à venir. Une mobilisation remarquable qui n’est pas sans rappeler celle des étudiants contre la réforme de l’université ou bien encore celle contre le Contrat Première Embauche qui avait mis des millions de gens dans la rue.

 

En s’attaquant au service public de l’Education, le gouvernement pensait sans doute faire face aux syndicats de l’Education Nationale, mais certainement pas, en plus, à une cohorte de jeunes revendiquant un avenir meilleur qui passe pour eux par un système scolaire à la hauteur des enjeux et des besoins. Loin de calmer le jeu, les déclarations de Xavier Darcos assimilant ces dizaines de milliers de lycéens à des pions à la solde des syndicats de professeur, devrait donner encore plus de rigueur à une mobilisation dont l’ampleur sera déterminante dans les semaines qui viennent.

 

Des tentatives d’entourloupes de la part du ministre

 

En effet, on le sait quand les jeunes sont dans la rue, le gouvernement se retrouve très souvent obligé de céder. Déjà le ministre de l’Education tente de minimiser la portée de la réforme voulue par l’équipe Sarkozy, en assurant que ces conséquences ne concerneront que 8500 enseignants dans le public sur les 11 200 suppressions d’emploi annoncé. Il ajoute croyant pouvoir apaisé le conflit que 3500 postes seront compensés par des heures supplémentaires… et qu’il n’y aura donc au final que 5 000 suppressions de postes réels…

 

Mais pour les lycéen-ne-s qui subissent directement les effets des réductions d’effectifs dans l’enseignement depuis des années, il n’est pas question de céder. Halte aux fermetures de classe ! aux suppressions de filières ! sont des mots d’ordre qui reviennent fréquemment.

 

Dans son obsession aveugle de réduction des dépenses socialement les plus utiles, le gouvernement trouve sur sa route une frange de la population pour qui l’éducation ne doit pas ressembler à un formatage dans l’intérêt exclusifs des entreprises et du profit des actionnaires.


 
 

Les jeunes en lutte pour un droit à l’éducation

 

Cette jeunesse revendique un droit à une éducation qui leur permettra de s’émanciper en tant qu’être humain, et non une école qui les programmerait à devenir des parfaits soldats de la guerre économique n’ayant que les mots compétitivité et profits à la bouche.

Pour cela, ils se battent pour le maintien de filières variées leur permettant de choisir librement une orientation.

Cela passe sans aucun doute par un développement du système éducatif dont personne ne conteste qu’il faille le réformer. Mais comme bien souvent dans la bouche des conservateurs la réforme est synonyme de régression sociale et d’affaiblissement des services publics, c’est pourquoi ces lycéen-ne-s n’hésitent pas à sortir dans la rue pour défendre ce qui est leur meilleur chance de sortir du piège dans lequel la droite veut les enfermer.

 Etant donné les enjeux, on imagine pas que la détermination de ces jeunes, des enseignants et des parents d’élèves faiblira, et il y a même fort à parier que d’autres les rejoindront prochainement. Les communistes seront de cette bataille contre la position insensé du gouvernement qui prétend améliorer le système éducatif en lui coupant les moyens et en refusant d’écouter les propositions portés par les jeunes et leurs professeurs.

 Le choix du gouvernement d’effectuer des coupes sombres dans le budget de l’éducation et dans les services publics de façon générale est loin d’être anodin. Là encore on demande aux mêmes de faire des efforts pendant que les plus riches peuvent se gaver chaque année des 15 milliards de cadeaux fiscaux qui leur sont alloués.

par flotroyen publié dans : Politique française
ajouter un commentaire commentaires (0)    recommander

Mot(s) clef(s)

Faites tourner

Cliquez ici pour recommander ce blog
 
Blog : Décoration sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus