Outil indispensable pour diffuser des idées et faire évoluer l’opinion publique, les médias connaissent depuis des années une dangereuse dérive qui s’accélère encore sous l’impulsion de la droite et du MEDEF.
Le pouvoir médiatique un outil de propagande capitaliste toujours plus efficace
Le pouvoir médiatique est une arme dont use assurément très habilement Nicolas Sarkozy, qui sait pouvoir compter sur ces amis milliardaires, propriétaires de la plupart des groupes de presses et des chaines de télévision privés pour relayer sa « bonne parole ».
En allumant la télévision, la radio ou bien en ouvrant un journal, on reçoit une information qui n’a absolument aucun caractère objectif puisque le pragmatisme qu’elle prône, est elle-même issue de l’idéologie rétrograde de la droite.
La distillation quotidienne d’un message subjectif fait à la longue passer ce discours pour une réalité. Par exemple, il n’est plus rare d’entendre dire qu’une entreprise délocalise pour sauvegarder des emplois en France. Cette façon de présenter les choses est celle de la direction de l’entreprise, et la justification devenue « politiquement correcte » d’une recherche de bénéfices par quelques actionnaires n’ayant aucun scrupule à laisser sur le carreau des personnes qui ont parfois sacrifié leur santé pour répondre aux exigences des donneurs d’ordres.
Cette propagande institutionnalisée répond à un objectif : laisser penser qu’il n’y a pas d’alternatives et qu’il vaut se résigner et accepter les règles du jeu écrites par quelques décideurs dans leur propre intérêt loin de correspondre à l’intérêt général.
Lorsque les grands patrons propriétaires des médias veulent faire passer l’idée qu’il faut travailler plus en prétextant que c’est pour augmenter le pouvoir d’achat de la population, ils n’avouent pas ouvertement que c’est pour qu’ils puissent engranger encore plus de profits. Ils oublient volontairement de dire aussi qu’ils sont les responsables de la situation précaire qu’il instaure par les faibles salaires qu’ils versent. Ils utilisent plutôt quelques artifices pour bricoler des statistiques et des exemples de leurs victoires idéologiques dans d’autres pays pour appuyer leur discours.
Ils manient avec virtuosité par le biais de la voie unifiée des médias, un vocabulaire que les gens finissent par s’approprier à savoir que la « modernité » ça serait « d’accepter les réformes » qu’ils demandent à leurs amis politiciens de faire passer. Des réformes qui, si elles sont porteuses de reculs importants dans les droits humains individuels et collectifs, sont présentés comme des évolutions irrémédiables permettant d’être « compétitif »… comme si la compétitivité des entreprises améliorait les conditions de vie des gens.
Dans le même temps, la droite des extrêmes au Modem en passant bien sûr par l’UMP relaient le message, de façon politique, s’appuyant sur un « réalisme économique » qui est fabriquée par les médias à la solde du privé. Cet échange de bons procédés leur permet de gagner la bataille des idées et d’accéder de façon durable au pouvoir… ainsi ils tiennent tous les bouts du pouvoir et peuvent creuser toujours plus la tombe du progrès social et des acquis des sociétés modernes
Une convergence médiatique pour assurer la promotion de la politique du gouvernement
La propagande se fait même de façon non dissimulée dans des espaces médiatiques nouveaux, par le biais des spots publicitaires qui vantent les
mérites de la politique gouvernementale et essaient de faire croire que la réalité vécue par les gens au quotidien n’est qu’une illusion et même que les seuls responsables de cette situation sont
celles et ceux qui refusent de céder au chantage de la droite.

Merci à Placide
Aujourd’hui par les spots de propagande gouvernementaux, les propriétaires des grands médias reçoivent même de l’argent public (4,3 millions d’euros
dépensés officiellement) pour assurer la promotion d’une politique qu’ils soutiennent sans réserve.
Ce n’est pas un phénomène nouveau mais le fait est, qu’aujourd’hui, les grands médias sont sous la coupe de richissimes patrons qui ont bien vu, dans ce secteur une source de pouvoir toujours plus importante. Ils ont des idées à diffuser et qui ne se privent pas de faire de la politique (pas uniquement de façon démocratique d’ailleurs). La censure exercée par ces personnes souvent membres ou très proches du MEDEF et de l’UMP et de la droite plus généralement, s’applique de façon plus ou moins forte sur les médias qu’ils dirigent, d’autant que, par crainte de représailles, bon nombre de journalistes en viennent à s’autocensurer même inconsciemment.
Dès leur formation par le biais des écoles de journalisme, c’est déjà une façon de penser que l’on tente d’insinuer dans la tête des futurs professionnels de l’information par le biais d’un moule idéologique. Ceux qui réussissent à percer dans les grands médias, sont pour la plupart ceux qui ont intégré le modèle et pensent réellement distiller une information non faussée… des enquêtes sociologiques montrent que pour une bonne part, les apprentis journalistes sont issus des milieux où l’idéologie conservatrice est déjà implantée ce qui constitue un élément facilitateur dans leur intégration au processus de propagande organisée.
Malgré tout, d’autres voix se font entendre au sein de ces grands groupes et pas seulement au sein des chaines de télévisions publiques comme on a pu l’entendre dernièrement même si le bruit a été vite étouffé.
Certains subissant de plein fouet les « restructurations » dans le domaine de la presse écrite notamment, se trouvent fragilisés et prennent conscience de la réalité d’un système dont il avait appris à vanter les mérites ou du moins à accepter les dérives… De plus en plus de journalistes ne supportent ouvertement plus de servir la soupe au gouvernement et leur pouvoir de nuisance pour Sarkozy est indéniable.
Ne pouvant ignorer cela, et de façon préventive, il avait d’ailleurs, dès son arrivée au pouvoir, placé, un de ses conseillers politiques à la tête de TF1 pour faire passer ses messages politiques par le biais des journaux télévisés entre autres.
Une stratégie cohérente pour couper les vivres des médias alternatifs et restreindre les espaces de liberté
Il existait un espace de liberté au sein des télévisions publiques, certes très soumises au gouvernement mais qui jouissaient encore d’une relative liberté d’expression par quelques créneaux et par des syndicats encore organisés en interne qui refusent de se laisser dicter leur conscience professionnelle.
Même de façon restreinte cette expression alternative libre qui peut potentiellement atteindre beaucoup de monde, gène considérablement Sarkozy et ses amis, qui ont trouvé une parade pour museler la télévision publique en diminuant drastiquement leur budget par la suppression des recettes publicitaires qui au passage se reporteront vers les grandes chaines privés et amélioreront les bénéfices de Bouygues et consorts.
Parallèlement la droite refuse d’entendre parler d’une modification de la législation permettant à la presse écrite de trouver d’autres sources de financement que celles de la publicité omniprésente dans des journaux « gratuits » distribués massivement et dont elle dicte les contenus.
Des projets pour permettre à des donateurs particuliers de sauvegarder des journaux par des exonérations fiscales comme pour les financements d’associations, ne sont pas pris en compte. C’est pourtant une idée forte défendue notamment par Patrick Le Hyaric, Directeur du journal « l’Humanité », l’un des trop rares journaux qui n’est pas soumis aux grandes multinationales… cela pourrait peut-être permettre de maintenir à la fois une pluralité de la presse et rendre audible les alternatives existantes au pouvoir de l’argent.
Ca serait trop peu mais sans doute encore trop pour la droite, qui souhaiterait également restreindre les libertés sur internet en plaçant la « toile » sous contrôle. Cette menace qui pèse sur la liberté d’expression est dans les cartons du gouvernement Sarkozy-Fillon.
C’est bien là la preuve manifeste que le libéralisme que défendent la droite et ceux qui tournent autour, n’est pas celui de la défense des libertés mais bien celui de la prédominance du libéralisme économique sur tout autre liberté y compris celle de la presse. C’est donc surtout le champ libre laissé aux plus forts pour écraser tout le reste sans tenir compte des conséquences que cela peut avoir sur la planète et ses habitants. C’est pour cela, que ce libéralisme est combattu par les Communistes pour qui la liberté de la presse et sa diversité est justement un moyen de limiter la toute-puissance de l’économie et de la finance sur l’ensemble des domaines de la vie.


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