Politique française

Jeudi 18 mai 2006

Les députés de droite ont adopté hier le projet de loi Sarkozy sur l'immigration choisie.

 

 

 

 

Face à cette loi indigne du pays des droits de l'homme, de nombreux collectifs se sont organisés rassemblés nationalement au sein du collectif contre une immigration choisie, aillerus dans le monde des manifestations ont eu lieu devant les ambassades de France.

 

 

 

 

Cette loi honteuse nous ramène un système post-colonial, en permettant aux entreprises de trouver une main d'oeuvre docile dont le titre de séjour sera subordonné à son contrat de travail.

 

 

 

 

Cet "esclavagisme moderne" est une atteinte aux droits de l'homme et la dignité humaine, comment une démocratie telle que la notre peut-elle tolérer de telles méthodes ? 

 

 

 

 

Comment peut-on fermer les yeux sur la situation insupportable dans laquelle se retrouveront les immigrés (hommes, femmes et enfants comme nous citoyens du monde) dont l'espoir d'être régularisé va tomber à l'eau et qui seront contraints à la clandestinité ?

 

 

 

 

Comment peut-on laisser appliquer une loi qui ne reconnait pas le droit élémentaire à un couple de vivre ensemble avec ses enfants ?

 

 

 

 

Face à ce dénis d'humanité, je ne peux qu'en appeler à la désobéissance civique.

J'encourage également chacun-e à écrire son mécontentement à l'un ou plusieurs de ses députés.

Par flotroyen
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Mardi 23 mai 2006

En surfant sur le net, j'ai trouvé ce sondage qui assure que 93 % des français se déclarent en faveur de réformes, avec une grande partie d'entre eux qui jes jugent urgentes.

La droite et le MEDEF s'étaient empressés de reprendre leur traditionnel couplet sur la France inréformable suite à leur échec dans leur bataille en faveur de la destruction du code du travail par l'intermédiaire du CPE. Et voilà qu'un sondage vient démontrer que que l'immense majorité des français souhaitent des réformes.

Voilà donc un élement qui pousserait n'importe qui à se remettre un peu en question... n'importe qui mais pas les libéraux et réactionnaires de la droite et de l'extrème droite qui préfèrent critiquer l'immobilisme de ceux qui luttent pour un monde meilleur. Pourtant s'il y a une levée de bouclier face aux prétendues réformes du gouvernement poussées par l'agenda de Lisbonne, c'est parce que l'immense majorité des français a bien compris qu'il ne s'agissait pas de réforme mais de reculs pour revenir vers le rêve des néo-libréaux, à savoir un droit du travail proche de celui du début du XIXème siècle. Idéal pour rentrer de plein pied dans le XXI ème siècle, non ?

De toutes façons, on ne pouvait pas en attendre moins de la part des conservateurs pour qui chaque victoire du mouvement social est un désastre. Ces mêmes personnes qui ne veulent pas admettre l'échec de la course à la libéralisation dans laquelle s'est lancée l'Union Européenne depuis sa création, et qui prétendent que c'est parce que l'on est pas encore allé assez loin dans l'ouverture des marchés (= casse des services publics en langage politico-financier), que l'on a pas assez de flexibilité (= emploi précaire en langage politico-financier)... ils ne veulent pas comprendre même que les acquis sociaux nés des combats menés par nos aïeux sont la preuve que le système capitaliste n'est pas tenable pour les êtres humains et pour la planète.

Quand ils auront compris tout ça, quand ils auront compris également que le seul système qui ait fait la preuve d'une certaine efficacité économique et sociale (et qui a rétabli une paix durable) c'est celui du front populaire et de l'après-guerre né du conseil de la résistance, alors là on aura peut-être droit aux vrais réformes qui remettrront l'humanité sur les bons rails.

Seule une amélioration de la situation des êtres humains permettra le progrès de l'ensemble de la société. Des gens mieux payés et sans crainte de l'avenir feraient à nouveau tourner l'économie et donnerait des perspectives aux entreprises. Les réformes à mener doivent permettre de sortir du cercle vicieux duquel les capitalistes tirent d'énormes profits au détriment de l'ensemble de la société, et du développement durable.

C'est dans ce sens qu'il faut réformer, il faut récréer la dynamique collective qui permet d'allier progrès social et progrès économique.

Par flotroyen
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Lundi 24 juillet 2006

60 000 chômeurs livrés en pâture au marché ?

A l’occasion des discussions précédant la signature de la convention bipartite UNEDIC - ANPE, le MEDEF souhaite développer le recours au privé pour le placement des personnes au chômage.

Actuellement des expérimentations concernant 10 000 chômeurs parmi les plus éloignés de l’emploi sont mises en place chaque année... Le patronat souhaiterait multiplier ce chiffre par six ce qui nécessiterait un appel d’offres européen pour un marché aussi important.

-  Une idéologie dangereuse et sans fondement

L’argument phare du MEDEF, repris comme souvent par la droite, est l’efficacité du privé par rapport à l’ANPE. Pour cela, le mouvement patronal s’appuie sur des statistiques révélant que les agences d’intérim et autres cabinets de placement obtiendraient de meilleurs résultats pour le retour à l’emploi. Ces données ne prennent pas en compte le coût du dispositif pour l’UNEDIC (on parle de 4 000 euros par personne, pour rémunérer les cabinets de placement) ni même la qualité des emplois offerts par le privé. Il semblerait pourtant qu’ils soient majoritairement constitués de petits boulots précaires, à temps partiels souvent, sous-qualifiés et bien entendu sous-payés. Pas de chance pour les personnes en question qui remplissent une double mission : truquer les chiffres du chômage en disparaissant des chiffres officiels, et justifier l’idéologie libérale d’une prétendue efficacité du marché en servant de cobayes humains à ces "expérimentations".

-  Une réalité bien différente

Pourtant chacun peut s’en apercevoir en regardant autour de lui, la baisse du chômage annoncée n’est qu’une illusion, qui cache une réalité bien plus inquiétante : l’emploi précaire se développe à une vitesse folle ce qui explique aussi le succès de l’intérim. Les mesures visant à supprimer les chômeurs des statistiques, à défaut de s’attaquer aux réelles causes du chômage, entretiennent l’idée qu’il n’existerait pas d’autres alternatives au chômage que la précarité. Alors qu’il existe en France et en Europe, les moyens pour faire disparaitre complètement ce fléau. L’une d’entre elle consisterait à donner au service public de l’emploi donc l’ANPE, les moyens de bien remplir sa mission : en augmentant ses effectifs pour lui permettre d’aider vraiment les demandeurs d’emploi en passant avec eux le temps nécessaire, ou encore en implantant des unités au plus près des populations. Des solutions simples mais très éloignées de la politique actuelle dictée par le gouvernement qui concentre les services dans des " maisons de l’emploi " pour permettre le flicage des chômeurs, et une baisse du nombre d’agents, ou encore une recherche de productivité qui limite le nom-bre d’entretiens et leur durée.

Par flotroyen
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Mardi 8 août 2006

Des vacances mais pas pour tout le monde…

 

 

La France reste la première destination touristique au monde et même si l’Aube ne figure pas parmi mes destinations les plus prisées, elle demeure le seul horizon pour des milliers d’Aubois pour qui l’idée même de faire du tourisme se heurte à la dureté des conditions de vie quotidiennes. Combien de personnes ne partent pas pour les vacances ? Combien de personnes ont même perdu simplement la notion de vacances ?

 

Quand les congés payés deviennent un « privilège ».

 

 

Quand avec l’avènement du Front Populaire il y a 70 ans, les salariés ont obtenu de haute lutte les premiers congés payés, ils devaient imaginer qu’il s’agirait là d’un premier pas vers une société où toute la vie ne serait pas entièrement consacrée au travail. Ils auraient sans doute été loin d’imaginer que plutôt que de se démocratiser de plus en plus, les congés deviendraient presque une exception.

Combien de personne dans l’Aube ne bénéficient pas de congés payés, faute d’un emploi, ou faute à un statut de plus en plus précaires ?

En plus des 10,4% de chômeurs que compte officiellement notre département, des 10% de personnes qui ne bénéficient pas d’un CDI parmi ceux qui ont un contrat de travail, des milliers d’étudiants Aubois n’ayant d’autres choix que de supplier les boîtes d’intérim de bien vouloir leur accorder une mission pendant l’été, on peut déjà constater que plusieurs dizaines de milliers de personnes ne bénéficiant même pas de congés payés.

Pour ces gens, pas question de partir. Déjà cela pose des problèmes financiers parfois insolubles, mais aussi il est difficile de faire un quelconque projet de voyage quand du jour au lendemain on peut être appeler pour « travailler »  et quand on galère pour trouver un petit boulot on ne peut pas passer à côté d’une telle opportunité.

 

 

Quand l’emploi ne garantit même pas un pouvoir d’achat suffisant.

 

 

Le nombre de travailleurs pauvres augmente dans des proportions de plus en plus inquiétantes dans notre département, comme partout ailleurs. L’emploi ne garantit plus de pouvoir se loger, et vivre décemment… alors les loisirs, comme vous l’imaginez bien, passent souvent à la trappe. Pour certains parents c’est un véritable crève-cœur de ne pas pouvoir partir avec leurs enfants, ni même les envoyer en colonies de vacances, mais que voulez-vous quand on ne peut pas boucler les fins de mois, ce n’est pas pour s’offrir du bon temps. Heureusement que des organismes comme le secours populaire apportent un peu de joie à quelques enfants chaque année, en leur offrant des vacances et un souvenir à raconter à leurs camarades de classe. Mais combien d’enfants ne peuvent en profiter ?

L’INSEE donne bien quelques statistiques sur les départs en vacances, elle estime ainsi à 35 % le nombre de personnes ne partant pas en vacances, mais ces chiffres cachent d’énormes disparités. 52 % des ouvriers restent chez eux, 37% des employés, 47% des retraités pour d’autres raisons parfois 62% des agriculteurs ne quittent pas leurs campagnes…

 

 

Des conséquences aux causes multiples.

 

 

Plusieurs raisons expliquent ces phénomènes, le premier étant bien évidemment un chômage de masse, et même si Villepin répète à qui veut l’entendre que le chômage baisse, la réalité est très différente. Les radiations, les petites formations bidons, les contrats de travail à temps partiels, et d’autres bidouillages font sortir des milliers de personnes des statistiques officielles. De la part d’un gouvernement qui préfère s’attaquer aux chômeurs qu’aux racines du chômage, il ne fallait pas attendre autre chose, alors même qu’au moins un demi millions d’emplois se libèrent chaque année du fait des départs en retraite.

 

 

Mais le chômage n’est pas la seule cause de ce phénomène, ni même le seul fléau de nos sociétés, à celui-ci il faut ajouter la précarité réclamée par le MEDEF au nom d’une compétitivité qui sert d’excuses à l’inacceptable. Cette précarité est une conséquence du chômage puisque les salariés doivent la supporter à cause de la menace des licenciements et autres délocalisations. C’est également une cause du chômage puisqu’elle constitue un frein à la consommation et donc à l’activité des entreprises qui en résulte. Par exemple, un salarié en CNE ne partira pas de vacances préférant mettre un peu d’argent de côté au cas où il serait licencier sans motif du jour au lendemain. Il ne fera donc pas fonctionner le tourisme et si tout le monde était dans sa situation il n’y aurait plus guère que quelques touristes étrangers pour faire vivre ce secteur de l’économie.

 

 

Enfin, la raison principale de l’absence de vacances pour de nombreuses personnes et qui est très liée aux deux causes citées plus haut, c’est la perte de pouvoir d’achat. Le simple transport est devenue pour beaucoup une dépense insoutenable, avec la hausse des prix de l’essence, prendre sa voiture provoque déjà un trou dans le budget d’un ménage modeste. Le coût du séjour sur place est lui aussi de plus en plus élevé, hôtel ou camping, restaurant ou barbecue, tout parait cher quand on gagne le SMIC… et oui, on est bien loin des 1500 €…

 

 

Eté 2007 : Tout peut changer. Tout doit changer !

 

 

L’été 2006 pourrait bien être le dernier, où on pourrait déplorer une telle situation. D’ici un an, les millions de personnes privés de vacances pourront peut-être enfin s’en offrir.

Imaginez si la gauche gagne demain. Attention pas la gauche qui appelle « vote utile » celui qui lui permettra de refaire une politique sans ambition… non, la gauche qui arrivera à faire naître l’espoir d’une amélioration de la vie des gens et qui dès son arrivée aux responsabilités ne les décevra pas. La gauche qui peut promettre qu’elle mettra en place un SMIC à 1500 € par mois pour 35h dès son arrivée au pouvoir, qui mettra fin au chômage et fera disparaître la précarité par des mesures qu’elle financera en prenant l’argent où il est. Et cet argent existe, il est présent dans les circuits financiers, dans les profits des entreprises comme Total qui fait le plein en même temps que l’automobiliste fait le sien avant de prendre la route des vacances.

La possibilité que cette gauche l’emporte dès 2007, est réelle. Dès maintenant, chacun-e a les moyens de prendre son destin en main et de faire aboutir ce projet pas si fou. C’est le mouvement populaire au service duquel se place le parti communiste, qui permettra de faire bouger les choses et de faire en sorte que l’été prochain, tout le monde puisse faire le choix de partir ou non en vacances.
Par flotroyen
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Vendredi 11 août 2006

Décryptage politique : Le vote utile n’est pas celui que l’on croit.

 

 

Des expressions creuses mais pas sans réalité

 

 

Il n’est pas un jour sans que l’on entende parler des leçons du 21 avril 2002, comme d’ailleurs de celles du 29 mai 2005, de celles des « révoltes dans les cités » en novembre 2005, de celles de la mobilisation contre le CPE du premier trimestre 2006.

Derrière ça, on met tout et n’importe quoi et au final ceux qui nous en parlent sont souvent ceux qui en ont le moins tirer les conséquences.

 

 

Le vote utile : seule leçon à tirer du 21 avril 2002 ?

 

 

Voilà l’expression favorite des éléphants du PS, qui est devenu un argument de campagne à la mode. Les leçons du 21 avril 2002 ne peuvent aboutir, à en entendre Hollande, que sur un vote utile en faveur d’un candidat de gauche, qui sera le ou la candidat-e du parti à la rose…

Ce que nous dit la direction du parti socialiste, c’est que finalement ce sont les gens qui ont mal voté. Les citoyens sont donc les seuls responsables du désastre électoral qui a conduit à la victoire de Chirac et à la politique ultra-libérale qui se développe sans interruption depuis cette date. Voilà le débat est clos. Tout juste a t-on le droit de critiquer l’attitude des abstentionnistes, mais à titre exceptionnel, parce que l’abstention en soi ne pose pas de problème aux dirigeants socialistes; ce qui les dérange c’est qu’elle puisse leur être défavorable. Ce sont-ils interroger sur les raisons de l’abstention, sur les raisons des votes pour le FN ? Ont-ils imaginer, ne serait-ce qu’un seul instant, qu’ils ont sans doute leur part de responsabilités là dedans ?

Visiblement non, à voir l’ambition du projet socialiste, on est loin des attentes populaires, et sous le prétexte d’un prétendu réalisme, il abandonne « presque » l’idée même d’une redistribution des richesses… les maigres mesures sociales avancées seraient financées par la croissance , sans dire trop comment sera générée cette croissance…  en faisant cela le PS ne parvient pas à créer l’espoir d’un réel changement dans le quotidien de la population, mais il a en plus toutes les chances de la décevoir une fois de plus entraînant avec lui toute la gauche.

 

 

On ne peut pas faire comme si rien ne s’était passer avant le 21 avril.

 

 

Ce qui est sûr c’est le 21 avril 2002 n’est pas arrivé, par hasard, la montée conjointe de l’abstention et de l’extrême droite depuis des années en était un signe avant coureur. L’incapacité de la gauche à répondre aux attentes populaires en est une des raisons mais pas la seule car la démobilisation de l’électorat populaire est une réalité indéniable. On le voit lorsque ces personnes vont voter, les résultats du scrutin sont nettement moins à l’avantage de ceux qui se partagent le pouvoir depuis des années ; le 29 mai 2005 en est une excellente illustration avec une victoire populaire contre les consignes de l’UMP, de l’UDF, des Verts et du PS. De fait, on peut se demander si ces partis ont intérêt à ce qu’il y ait une telle participation.
Par flotroyen
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