Europe - Monde

Mardi 9 mai 2006

Le débat actuel autour de l'affaire Clearstream prend de plus en plus une tournure irréelle. Devenue une affaire politico-politicienne, cette histoire momunmentale de blanchissement d'argent sale, de détournement de fond à l'échelle planétaire est pourtant à la base un véritable scandale financier.

Son utilisation à des fins de destabilisation du pouvoir n'est pas à la hauteur des enjeux véritables qui se trament derrière ce dossier.

Clearstream, "cette banque des banques" basée au Luxembourg est un outil important de la finance mondiale, qui est une parfaite illustration des dérives d'un système capitaliste opaque qui parait incontrôlable. Et pourtant... comme dans bien des cas, il suffit parfois d'un petit coup de pouce et d'une réelle volonté politique pour mettre au clair ce qui se passe vraiment dans cette véritable boîte noire comme la dénomme Denis Robert dans le livre du même nom. (dont je vous conseille la lecture au passage).

Mais cette volonté politique est inexistante actuellement au niveau national où l'on préfère se battre pour faire tomber telle ou telle personne, et où l'on préfère faire le jeu de l'extrème droite et de son discours "tous pourris" pour cacher un autre projet digne de l'extrème droite sur "l'immigration choisie".

Evidemment parler de Cleartsream en se faisant passer pour la victime d'infâmes calomnies est plus facile que de défendre un projet visant à faire des immigrés: de véritables outils, des objets au service d'un pays et d'un système qui les chassent de chez eux... ce double pillage (richesses naturelles et richesses humaines) des pays les plus pauvres est digne d'une époque néo-colonialiste dont la droite parait nostalgique.

Mais que dire également de la volonté européenne de démêler le vrai du faux dans l'affaire Clearstream ? La Commission Européenne toujours aussi zêlée lorsqu'il s'agit de faire appliquer l'agenda de Lisbonne ne semble pas se préoccuper de l'affaire. Le groupe GUE regroupant les partis progressistes des Etats membres au Parlement Européen n'est ni entendu, ni suivi lorsqu'il s'agit de rendre plus transparentes les pratiques financières en Europe et dans le Monde. Les chefs d'Etats Européens ne semblent pas non plus près à dévoiler les rouages secrets de la finance mondiale.

A l'heure où l'on présente le besoin de réformes libérales comme indispensable pour le bien être de tous, où l'on demande aux populations des sacrifices toujours plus importants, savoir qu'il existe des moyens financiers (des milliers de milliards d'€ sans doute) pour mettre en place une politique plus juste serait sans doute du plus mauvais effet pour les tenants du libéralisme à l'approche des échéances électorales...

Par flotroyen
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Mardi 9 mai 2006

Ce dessin de Chappate illustre très bien, la frayeur des capitalistes devant l'émergence d'un modèle anti-capitaliste qui donne des résultats probants (même si on aimerait que ça aille plus vite) en terme de réduction de la pauvreté notamment.

Une orientation de la politique pour répondre aux besoins des populations, cela va complètement à l'encontre de ce que propose les tenants de l'ultra-libéralisme.

Petite question: une telle politique de rupture étant possible dans des pays aussi pauvres que le Venezuela et la Bolivie, ne le serait-elle pas aussi dans des pays plus riches ?

Par flotroyen
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Samedi 10 juin 2006

Cachés derrière des mots dont on saisit difficilement la réalité les capitalistes continuent leur travail de zappe contre les droits humains abolsument incompatibles avec la volonté de profits de ces quelques personnes.

Derrière le mot de mondialisation, on cherche à nous faire prendre en considération le système économique captilaliste comme un phénomène naturel. Comme si l'individualisme était la dominante de la nature humaine.

Non l'être humain n'est pas individualiste, il est altruiste et social, il est naturellement enclain à faire passer son intérêt personnel après l'intérêt de ses proches... c'est bien ce que font la plupart des parents... c'est ce que font les gens qui partagent avec leurs ami-e-s et les êtes qu'ils aiment... c'est même ce que font certains en donnant à d'autres, en achetant commerce équitable... parce la générosité et l'altruisisme procure une plus grande satisfaction dans bien des cas d'un égoïsme forcené auquel le système actuel nous contraint.

 

Donc non, le capitalisme n'est pas naturel, il va même contre la nature humaine. Mais ce système n'est pas non plus un grand espace vide... la mondialisation ce n'est jamais que les conséquences de stratégies de grandes multinationales, contrôlées par une poignée de personnes... ces gens là sont les responsables de la mort de millions d'enfants chaque année, ils sont responsables de drames humains et de nombreuses guerres à travers le monde... et pourtant ça ne les empêche pas de dormir tout occupé qu'ils sont à faire gonfler leur fortune personnel. Ils vivent dans leur tour d'argent ou d'ivoire, bien content de voir la démocratie en crise dans de nombreux pays. La démocratie c'est d'ailleurs un système qui les gènent fortement.

Pensez-voius, la possibilité qu'un des ouvriers qui travaillent à leur service ait le même pouvoir qu'eux gràce à son vote et qu'il puisse remettre en cause l'ordre qu'ils affairenbt quotidiennement à construire leur est insupportable.

La démocratie peut beaucoup contre ce "système" en redonnant aux êtres humains toute leur place... mais malheureusement celle-ci est détournée par une poignée d'autres personnes qui servent les intérêts de leurs amis ou simplement qui sont financés par les entreprises qui profitent du système.

 

Il ne faut donc pas croire ceux qui dissuadent le peuple d'user de son pouvoir démocratique, car ils n'ont pas intérêts à ce que leur course aux profits soit arrêtée... pour cela tous les moyens sont bons:

- utilisation des médias pour assémer l'idée qu'on ne peut rien changer et pour décrdibiliser ceux qui disent le contraire

- diminution du pouvoir de contrôle public sur l'économie par des privatisations, et des ouvertures de marchés à  gogo

- soutien à des candidats qui ne veulent pas rompre avec la logique en cours

- destabilisation et tentative de destabilisation des gouvernements qui font d'autres choix comme en Amérique Latine ou en Afrique

- soutien à des régimes dictatoriaux servant les intérêts des plus riches

 

Face à cela, il n'y a une chose à faire, excercer son esprit critique, imaginer un autre monde plus juste, et le construire par des votes notamment et des mobilisations pour soutenir ceux qui en ont le plus besoin.

Par flotroyen
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Jeudi 6 juillet 2006

A deux pas du symbole de la mondialisation libérale... ou plus précisemment à une rive près, se joue un scrutin présidentielle d'une importance phénoménale:

Lopez Obrador, Maire de Mexico, candidat du Parti Révolution Démocratique semblait en tête à l'issue du dépouillement de 97% des bulletins de vote, mais après recomptage il semblerait que son rival conservateur Calderon, soit en passe de succéder à Vicente Fox.

Un drame pour de nombreux mexicains qui voient la croissance de la richesse du pays se concentrer dans les mains des "amis" de Calderon qui l'ont soutenu sans réserve face à la menace Obrador. Alors que le Pays n'a jamais été aussi riche qu'aujourd'hui, la majeure partie des mexicains souffrent encore du chômage, de la précarité et d'une dégradation de leurs conditions de vie... mais cela bien sûr se fait avec l'oeil bienveillant des Etats-Unis qui craint uniquement de voir l'immigration mexicaine atteindre des seuils incontrolables.

Loin des préoccupations de Calderon le sort de ces millions de mexicains, semblait pouvoir s'améliorer sensiblement pour la première fois avec l'élection d'Obrador. L'espoir qui naissait de cette possiblité était immense pour tous les déshérités, mais hélas la vague anti-libérale ne semble pas pouvoir approcher davantage les Etats-Unis, qui craignait de voir la révolution latino-américaine gagner du terrain.

Bien que les résultats ne soient pas définitifs il semblerait bien malheureusement que Calderon soit en mesure de poursuivre la politique de Fox en faveur des plus riches et des grandes-multinationales...

 

Par flotroyen
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Samedi 15 juillet 2006

Il y a des fréquentations dont certains se passeraient bien... ce n'est pas le cas de Sarko qui rencontre sans complexe Gianfranco Fini pour parler avec lui de la relance de la droite en Europe.

Par ailleurs , Sarkozy parti en campagne en Italie, à Rome pour être plus précis, en a profité pour aborder son thème préféré qui est justement celui de l''extrème-droite, notamment Italienne, dont il semble apprécier la compagnie.

De telles affinités idéologiques ne paraissent guère rassurantes pour notre pays...

 

Pour info, voici un extrait de la biographie de Fini.

Gianfranco Fini, (Bologne 3 janvier 1952) est un homme politique Italien dont la carrière politique débute au sein du Front de la jeunesse, une formation d'extrême-droite dont il devient président en 1977.

En 1987, il remplace Giorgio Almirante comme secrétaire national du Mouvement Social Italien Movimento Sociale Italiano - Destra Nazionale, parti né de la nostalgie du fascisme, et en reste le secrétaire jusqu'en 1990 (date à laquelle il est supplanté par Pino Rauti) et à nouveau à partir de juillet 1991.

C'est lors du congrès de Fiuggi (25-29 janvier 1995) qu'il change le nom du parti en Alliance Nationale et en prend la présidence. Gianfranco Fini a recentré son parti, abandonnant peu à peu toute référence au fascisme et faisant d'Alliance nationale un parti de droite modérée. L'aile la plus dure de l'ex-MSI a abandonné le mouvement pour se regrouper dans d'autres formations.

Depuis 2001, il détient le portefeuille de vice-président du Conseil des ministres, dans le second gouvernement de Silvio Berlosconi dont il a été également nommé ministre des Affaires étrangères en novembre 2005 après le départ de Franco Frattini, suite à l'affaire Rocco Buttiglionne.

Par flotroyen
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