« Projet de loi sur le Service minimum » : la droite frappe pendant la nuit

Publié le par flotroyen

C’est ce que dévoile l’Agence France Presse annonce que les députés ont adopté dans la nuit de mercredi à jeudi par 96 voix contre 22 le projet de loi sur le service minimum dans les transports terrestres de voyageurs que le Sénat a adopté le 19 juillet. Sans surprise la droite UMP et Nouveau Centre a voté pour alors que les deux groupes de gauche ont voté contre… quelques députés voulaient même l’étendre (déjà) aux services de transports maritimes en attendant de l’étendre à l’Education nationale puisque cela fait partie des sombres desseins de la droite…
 
Il faut dire qu’en en présentant le texte comme une avancée pour les usagers oubliant que l’essentiel des difficultés rencontrées par les voyageurs proviennent du sous investissement de l’Etat dans le système ferroviaire, le gouvernement a fait preuve d’une démagogie désormais bien connue mais toujours aussi dangereuse.
Dans les faits, pour les usagers cela ne présage pas d’une amélioration des transports collectifs. Ce projet de loi permettra surtout d’empêcher les cheminots d’alerter la population sur les dégradations du service public.
En attaquant les conséquences visibles d’une politique en faveur du transport ferroviaire dont l’ambition se limite à offrir de nouveaux marchés au privé, Sarkozy ne cherche nullement à agir en faveur des voyageurs mais plutôt à faire taire les syndicats porteurs de propositions pour l’amélioration du service public… voilà la véritable vision qu’à le nouveau président du dialogue sociale, soit à peu de chose près le même que ses amis du MEDEF…
On y retrouve des mesures visant à réduire drastiquement le droit de grève notamment avec le dépôt obligatoire d’un préavis de grève 48 heures avant tout conflit, l’obligation pour tout gréviste de le signaler 48h avant, et une consultation des salariés à bulletins secrets après huit jours de grève pour remettre au travail même ceux qui souhaitent poursuivre le mouvement.
Ce projet de loi va donc encore plus loin dans le recul des droits des salariés que celui présenté aux syndicats lors des parodies de consultation organisées par Sarkozy. Il avait d’ailleurs provoqué la mobilisation de plus de 2 000 personnes à Paris mardi 31 juillet 2007 et ce n’est sans doute qu’un début.
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Publié dans Politique française

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