Une nouvelle façon de faire de la politique par le MODEM : le brouillage de cartes !

Mieux que le flou artistique, le MODEM invente le flou politique !
Pour tenter exister et essayer de faire oublier que son destin a toujours été lié à l’UMP, l’UDF a changé de nom juste avant les législatives pour donner naissance au Modem… localement pourtant il n’y a guère que le nom qui ait changé. A Troyes, Marc Sebeyran de l’UDF continue de faire allégeance à François Baroin, à l’image d’une UDF-Modem qui n’a pas oublié de donner des consignes de votes en faveur des candidats UMP au second tour.
Pour les municipales aussi, la droite sait s’unir pour garder ses sièges ou en occuper d’autres… à Romilly le centre ne se cache pas d’être à droite, et s’intègre dans le rassemblement de toute la droite.
Pendant ce temps dans l’Agglomération Troyenne, les membres du Modem, cherchent à embrouiller les électeurs sous prétexte d’ouverture… une ouverture à ceux qui accepteraient que grosso-modo la même politique soit menée sur Troyes et les alentours.
Si le centre, est et à toujours été, aux affaires avec le reste de la droite, ne s’en démarquant curieusement qu’à la veille d’élections, c’est parce que sur le fond il n’y aucune divergence entre eux. Il n’est pas question pour les Communistes de rejoindre une alliance avec des personnes qui ont contribué à la situation économique et sociale actuelle que subisse de plein fouet les Troyens et leurs voisins.
L’ex-président de la CAT, et ex-maire de Sainte-Savine, ne nous avait pas habitués à autant de transparence.
Alain Coillot - prononcez «quoi ( ?) l’eau » du nom du liquide que les habitant-e-s de Troyes et de l’Agglomération payent à un prix exorbitant suite au contrat très favorable à la Générale des Eaux qu’il a conclu illégalement en tant que président de la CAT - n’est pas un inconnu lui non plus, notamment pour les Saviniens.
Vexé d’avoir été écarté de la mairie par Jean-Jacques Arnaud, à la tête d’une liste PS-PCF-Verts, Coillot semble se sentir de nouveau indispensable au bien-être des Saviniens. Il se déclare en tout cas prêt à conduire une liste contre la coalition de gauche sortante… ou bien à aider son pote Philippe Beury sur Troyes. C’est ce qu’on appelle savoir où on va !
Cela démontre bien à quel point sa démarche, comme celle du fils de l’ancien adjoint de Galley, est purement opportuniste.
Ce qui est claire aussi c’est que la famille centriste semble décider à ne pas mettre tout ses œufs dans le même panier, entre l’UDF qui gère actuellement des municipalités avec Baroin et ses amis, et le Modem qui se présente en rassembleuse à côté. Voilà la stratégie de la droite pour renforcer encore ses positions, en espérant que les gens soient assez naïfs pour ne pas voir leur petit jeu, qui réussit pourtant malheureusement à déstabiliser une partie de la gauche.
Les habitant-e-s de Troyes et de l’agglomération troyenne ont besoin de clarté, et de voir un projet politique différent, pas d’un projet politicien satisfaisant les égos de gens qui pour passer de l’ombre à la lumière n’hésitent pas à s’asseoir sur des convictions déjà molles.
Il faut une ouverture des listes aux municipales, mais elle doit se faire sur un projet clairement encré à gauche, qui n’oublie pas les quartiers populaires, et les victimes toujours plus nombreuses de la politique antisociale menée par le gouvernement et ses relais locaux.
C’est de cette base non négociable que le PCF entend partir pour permettre la victoire d’une gauche ambitieuse aux élections municipales et cantonales avec ceux qui s’y reconnaissent.
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