Rencontre citoyenne à Troyes le 15 novembre 2007
En présence du Président de la Région aux côtés des élus Aubois de la majorité de gauche du Conseil régional, 3 rencontres citoyennes étaient programmées pour notre département. La première se tenait à Troyes le 15 novembre 2007, la suivante se déroulait à Romilly sur Seine le 20 novembre tandis que la dernière se tiendra à Bar sur Aube, le lundi 26 décembre 2007.
Comme aux régionales, la gauche rassemblée peut gagner sur un projet progressiste
Dans un département quasiment entièrement sous la domination de Adnot, Baroin et leurs amis de droite, et suite à la confirmation de la mainmise de l’UMP lors des échéances nationales, le souvenir de 2004 où la gauche unie (à l’exception des Verts) avait su remportée une victoire surprise et historique en Champagne-Ardenne devait redonner de l’espoir et de l’ambition aux progressistes Aubois. A l’approche des échéances municipales et cantonales où beaucoup de choses peuvent se passer, cette expérience positive d’une victoire et d’un exercice commun des responsabilités, devait permettre de faire avancer la question du rassemblement de la gauche autour d’un contenu en montrant l’apport des différentes composantes politiques pour la mise en œuvre d’un programme de progrès social, environnemental et économique.
Equation difficile à résoudre pour la Région : réduire les inégalités et construire une identité régionale tout en faisant face au désengagement de l’Etat
Cette réunion était surtout l’occasion à mi-mandat de dresser un premier bilan de l’action régionale en faveur de ce qui est sa principale ambition à savoir : réduire les inégalités sur le territoire Champardennais. Rappelant que la Région devait faire avec le désengagement croissant de l’Etat à travers un transfert de compétences sans réellement donner les moyens au Conseil régional de les assumer dans la durée, Jean-Paul BACHY tenait quand même à souligner les efforts faits pour mettre en œuvre une politique ambitieuse en s’appuyant sur les compétences régionales principales que sont : la prise en charge des lycées, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’action économique, l’aménagement du territoire et le transport ferroviaire régional de voyageurs. Chacun des élus régionaux de la majorité présents pouvait ainsi présenter les axes mis en avant par la Région, signalant au passage que dans le financement de projets à Troyes comme dans le département de l’Aube, la participation de la Région était en progression par rapport à la précédente mandature…
Pour réussir le pari d’améliorer les conditions de vie des Champardennais, le Conseil régional a dû batailler pour que l’Etat joue son rôle notamment dans le cadre du contrat de projets Etat-Région (les CPER) pour la période 2007-2013. Pour autant l’enveloppe allouée par le gouvernement malgré une réévaluation suite à de nouvelles négociations, reste grandement insuffisante pour rattraper le retard accumulé par la Région Champagne-Ardenne.
La majorité précédente en se vantant d’être la Région de France la mieux gérée, ce qui signifie pour la droite être une de celle qui met le moins à contribution le secteur économique pour boucler son budget, laissait la nouvelle majorité devant une réelle difficulté de financement de projets pourtant essentiels au développement du territoire et au bien-être des populations. Ainsi les élus régionaux ont défendu le choix de la hausse de l’imposition (qui touche finalement peu chaque contribuable tant la part de la région dans les prélèvements est faible), en rappelant comme le signalait Pierre Mathieu, vice-président chargé des Infrastructures et des Transports que celle-ci se faisait de la façon la plus juste possible en faisant jouer la modulation. Cela signifie que le taux de taxe professionnel (plus bas que la moyenne nationale) a été augmenté de façon plus importante que celui des taxes foncières.
Ne bénéficiant que de ces ressources pour boucler un budget subissant le désengagement de l’Etat, la Région a également recours à l’emprunt pour financer des investissements en faveur du développement durable notamment au niveau ferroviaire avec l’inscription de l’électrification de la ligne Paris-Bâle jusqu’à Troyes dans un premier temps au CPER 2007-2013. Toutefois dans ce domaine comme dans d’autres, la marge de manœuvre de la Région et des collectivités en général se réduit, poussant celles-ci à renoncer à mener des actions pourtant utiles au quotidien de la population.
Une nouvelle façon de faire de la politique en impliquant encore davantage les Champardennais
Il n’y a d’ailleurs pas que du point de vue budgétaire que la différence est marquante entre la droite et la gauche, car outre l’action plus volontariste de l’actuelle majorité en faveur de ceux qui en ont le plus besoin, la façon même de faire de la politique diffère. Basé sur le dialogue que ce soit en direction des autres collectivités aux côtés desquelles la Région intervient dans des champs compétences différents des siens, ou en direction des usagers et acteurs de la vie socio-économique, l’action de la Région repose sur une concertation active. C’est le cas notamment à travers des CLAD pour le transport régional…
De même, apport communiste à l’action de la région dans le domaine économique, la Commission de Contrôle des Fonds Publics récemment installée doit permettre d’instaurer une plus grande transparence dans les aides attribuées à la région. Ces aides sous forme de contrat nécessitent des contreparties de la part des entreprises qui en bénéficient que ce soit en termes d’emplois, de formations qu’en termes de conditions de travail ou de respect de l’environnement : une façon d’influer sur la quantité et la qualité des emplois proposés en Champagne-Ardenne, qui est un territoire qui souffre justement dans ces secteurs.
Après des échanges avec la salle, la nécessité d’une bonne communication sur les dispositifs mis en place par la région et son action a été réaffirmée de même que l’obligation d’une unité des citoyens pour les collectivités puissent avoir la capacité de mener les actions nécessaires au plus près de la population, quitte à modifier le système de financement de celles-ci.
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