Le capitalisme maintenu sous perfusion publique

Publié le par flotroyen

Union sacrée pour sauver un système en faillite.

Le capitalisme prend l’eau, et malgré le colmatage des fuites financières par plusieurs milliers de milliards d’euros d’argent public, les économistes, quasiment tous issus de la même école de pensée dominante qui sacralise le marché, en perdent leur latin : la bourse dégringole au fur et à mesure que la bulle spéculative se dégonfle.

Les gouvernements se succèdent au chevet du capitalisme pendant que s’instaure, en France, un débat de façade entre un PS et des Verts concurrencés par la droite sur le terrain de l'aménagement du système et sa moralisation.

Lorsqu’il s’agit d’utiliser l’argent du contribuable pour renflouer les caisses des banques qui se sont gavées pendant des années des fruits du travail d’une population à qui on refuse la moindre mesure de solidarité, tous sont d’accord. Il faut sauver le système financier disent-ils de concert.

A l’assemblée ou au Sénat, du Modem à l’UMP en passant par le Nouveau Centre et avec le soutien de certains Socialistes, Verts et Radicaux de gauche, au nom d’une union sacré, ils votent un plan de sauvetage du capitalisme où ils engagent 360 milliards d’euros. Hormis le Parti Communiste Français, les formations de gauche présentes au Parlement, s’abstiennent lors du vote mais considère ce plan comme nécessaire.

Leur point commun, ils refusent d’accuser le capitalisme : un système pourtant axé sur la recherche du profit maximum à court terme sans se soucier des conséquences pour les êtres humains et l’environnement. Le capitalisme porte en lui le germe de sa destruction il amène des crises toujours plus violentes. Ils font mines de ne pas voir dans la chute de la bourse les conséquences de politiques qui abaissent tout au rang de marchandise et qui veulent casser les services publics garant de stabilité et d’équité sociale.

Et demain quand ça recommencera que proposeront-ils ? A quoi servent ces élus qui ne sont pas capables de concevoir une sortie d’un système qui nous conduit droit dans le mur ?


N’y aurait-il vraiment aucune autre voie que de servir la soupe aux capitalistes ?

Ils n’étaient que 24 à l’Assemblée Nationale et 29 au Sénat à s’opposer à cette mascarade visant à financer ceux qui se sont remplis les poches année après année et qui sollicitent aujourd’hui une solidarité du plus grand nombre y compris de ceux qu’ils ont contribué à mettre sur la paille et sur lesquels ils accroissent chaque jour un peu plus la pression. 53 parlementaires dont l’ensemble des parlementaires communistes et de quelques autres sur plus de 900 parlementaires, ça fait peu de contestataires de l’idéologie dominante, mais ce sont pourtant des élus qui font la démonstration de leur utilité en refusant le gâchis d’argent public pour sauver des financiers peu scrupuleux qui font la force d’un système capitaliste libéré des  « entraves publiques » pour permettre la libre circulation des capitaux sans aucune limite.




Ces élus pour la plupart, portent des véritables propositions pour sortir de ce système capitaliste et replacer l’être humain et l’avenir de la planète, au centre d’un système qui serait alors, de ce fait, communiste. Un communisme loin des clichés qu’on lui prête et qui s’appuie sur des expériences maintes et maintes fois condamnés par le Parti Communiste Français. Un système qui pourrait s’appuyer sur des expériences réussies en Amérique Latine, qui par sa politique de réappropriation publique et collective de moyens concentrés auparavant dans les mains de quelques privilégiés, parvient à se prémunir de la crise du capitalisme.


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Ces propositions concrètes pour dépasser un capitalisme dont la prochaine crise pourrait être encore bien plus importante et qui génère toujours plus d’inégalités sont non seulement crédibles, mais elles sont en plus indispensables pour empêcher l’irréversible. L’enjeu n’est pas ici de foncer droit dans le mur en accélérant comme le propose la droite et le centre, ou en freinant comme le propose une partie de la gauche réformiste, mais bien de contourner l’obstacle et répondre aux véritables enjeux du XXIème siècle et de ceux qui suivront.

Pour nous sortir du piège capitaliste, sur qui peut-on compter de mieux que sur ceux qui sont assez lucides pour comprendre sa nature et prévoir ses crises ? Car cette crise financière mondialisée, les Communistes l’ont vu venir depuis longtemps, et la combattent quasiment au quotidien. Après tout ne dit-on pas : poser les bonnes questions c’est déjà y répondre…

En ces temps d’incertitude, on peut quand même être sûr de quelque chose : le dépassement du capitalisme sera possible avec le rassemblement des forces de progrès y compris avec celles qui aujourd’hui ne croient pas qu’il est possible de dépasser le capitalisme. Attendre que ces propositions deviennent majoritaires parmi la population, par on ne sait quelle magie, comme le préconise Olivier Besancenot pourtant placé sous les projecteurs par les médias, ce n’est pas œuvrer au rassemblement de ces forces et c’est se condamner à l’impuissance face à un capitalisme certes chroniquement malade mais encore capable de causer beaucoup de malheurs.

 

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Publié dans Politique française

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