Gare de Troyes: les communistes font bouger la SNCF

Publié le par flotroyen

Une victoire pour le service public

Alors que la tendance nationale est à la réduction du nombre d’agents en gare et derrière les guichets notamment (environ 2330 suppressions annoncées à la fin de l’année 2005) malgré la mobilisation des organisations syndicales cheminotes, l’action des élus communistes de Troyes et de l’agglomération a permis de revenir sur une mesure intolérable pour tous ceux qui sont attachés à un service public de qualité.

En effet, alors que la gare de Troyes se vantait d’avoir obtenu la certification " NF " sur la qualité de service, la SNCF mettait en œuvre, au 1er mars 2006, sa décision de réduire l’amplitude d’ouverture du guichet le dimanche et de fermer le bureau d’informations et de réservations le samedi. Cette décision incohérente visant à réduire le nombre de personnes aux guichets en anticipant une forte hausse du nombre de ventes par internet et aux automates, avait eu l’effet annoncé par les cheminots dont la mobilisation était restée sans suite de la part de la direction de la SNCF.

Ce n’est qu’avec le lancement de la pétition pour demander une affectation des moyens nécessaires au développement d’un service public de transport de qualité, que la SNCF a accepté de revoir sa copie.

La SNCF : un élève en progrès

La pétition, mise à la disposition des usagers par les élus communistes troyens et de l’agglomération troyenne qui a déjà recueilli plus de 700 signatures a été remise à Emmanuel Pauthier, le nouveau chef de gare de Troyes, mardi 02 mai à 18h00 par Pierre Mathieu, vice-président chargé des infrastructures et des transports du conseil régional de Champagne-Ardenne et conseiller municipal de troyes. Ce dernier était accompagné d’Anna Zajac, conseillère municipale de Troyes, de Régis Labbé, Conseiller communautaire de la CAT et maire-adjoint de Sainte-Savine, de Jean-Pierre Cornevin, Conseiller municipal de Saint-André et secrétaire départemental du PCF, ainsi que de Françoise Cuisin, cheminote et membre du syndicat cheminot CGT et Florent Ballanfat, secrétaire de la section de Troyes - agglomération du PCF.

Le chef de gare a ensuite reçu la délégation dans une salle de réunion pour une discussion au cours de laquelle il a pu annoncer les premières réponses apportées aux demandes formulées dans la pétition qui concernaient notamment la réouverture du bureau d’information et de réservation le samedi et une présence accrue en gare et dans les trains de manière à garantir une qualité de service la meilleure possible.

En ce qui concerne la présence de personnel en gare, ils ont été entendus puisque la SNCF a accepté d’affecter une personne supplémentaire à l’accueil des voyageurs le week-end. De même, une réorganisation permettra soit d’ouvrir un guichet supplémentaire le samedi, soit de rouvrir le bureau d’information et de réservation le samedi. De plus, Monsieur Pauthier a annoncé le lancement d’un comptage en semaine pour connaître plus précisément les temps d’attente au guichet.

Les élus communistes seront attentifs aux mesures prises par la SNCF

Les élus communistes présents se sont réjouis de la prise en compte par la SNCF des revendications légitimes des usagers pour obtenir un service de qualité, et ont apprécié la démarche engagée localement. Ils ont cependant estimé que le problème ne sera résolu qu’en réafectant le poste de guichetier qui a été supprimé. En effet, sans de nouvelle création de poste, cela reviendrait à déshabiller Pierre pour habiller Paul. De même, les élus communistes resteront vigilants quant aux suites qui seront données par l’entreprise publique à leurs demandes et continuent de réclamer de la part de l’Etat concernant : le respect de ses engagements à travers la mobilisation des fonds nécessaires à l’électrification de la ligne Paris-Bâle et une prise en charge des dettes de la SNCF et de RFF qui sont autant d’obstacles à l’amélioration de la qualité du transport ferroviaire. Ils demeurent également attentifs aux mesures concrètement prises par la SNCF pour redynamiser la ligne conformément au souhait émis publiquement par son président Louis Gallois. Ces conditions sont plus que jamais nécessaires pour bâtir un service public de transport moderne répondant aux besoins des usagers, et elles nécessiteront sans doute encore la mobilisation de toutes celles et de tous ceux qui se sentent concernés par la qualité du service publi mais le jeu en vaut bien la chandelle.

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Publié dans Politique locale

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