Pour une paix durable entre Israéliens et Palestiniens : 2 peuples, 2 Etats.
L’élection à la tête d’Israël d’un nouveau gouvernement, plus à droite encore que les précédents, ne parait pas être le meilleur signe d’apaisement entre les deux peuples qui coexistent dans une situation extrêmement difficile. Les dangers qui en découlent feraient presque oublier que cela fait plus d’un demi-siècle que la reconnaissance d’un Etat Palestinien par Israël est attendue.
La délégation menée par l’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) largement ouvertes à des personnalités et artistes engagés en faveur de la paix dans cette région du monde, a pu le constater par elle-même pour mieux témoigner, la tension est partout sensible et les opérations militaires de l’Armée Israélienne ont seulement baissé d’intensité depuis l’attaque de Gaza.
Il serait possible de disserter infiniment sur les responsabilités des uns et des autres dans la situation que nous connaissons aujourd’hui et qui semble perdurer et même s’aggraver depuis des années, mais il est pourtant nécessaire sans attendre d’y mettre fin par tous les moyens possibles.
La situation est plus explosive que jamais, et la violence n’a fait qu’attiser la haine dans chaque côté éloignant la perspective d’une paix durable entre ces deux peuples parmi lesquels demeure, malgré tout, un grand espoir de trouver une solution juste permettant à chacun de vivre paisiblement.
La restitution du périple, photographies à l’appui, témoigne de la difficulté pour les Palestiniens de vivre décemment, y compris sur leurs propres territoires internationalement reconnus, mais de plus en plus rongés par les colonies Israéliennes qui à l’heure actuelle continue de s’installer.
De l’aéroport - où les contrôles portaient sur les personnes dont le nom et/ou le visage paraissaient suspects aux autorités Israéliennes (c'est-à-dire dont la peau était un peu trop foncé aux yeux des militaires) -, jusqu’aux postes de contrôles (« check-point ») privatisés - que subissent quotidiennement ceux qui souhaitent circuler dans leur propre quartier parfois -, en passant par le « mur de la honte » de plus de 360 km, les élus et personnalités sorties de l’ « Avion pour la Palestine » ont pu se rendre compte sur place de la vie des Palestiniens et de leur combat pour leurs droits aux côtés des Israéliens forçant le respect par leur courage.

Le témoignage de cette situation, au Petit Louvre, dans un amphi bien rempli, par Pierre MATHIEU, Vice-président du Conseil régional et de l’ANECR, aux côtés de Michel BILLOUT, Sénateur de Seine-et-Marne, et de Jean-Jacques PARIS, Secrétaire général de l’ANECR, répond d’ailleurs à une demande forte des personnes rencontrées sur place qui souhaitent que l’on puisse rendre compte de leurs combats pour une paix juste et durable dans cette zone.
Le soutien populaire dont bénéficient les Palestiniens malgré le silence médiatique sur les conditions de survie de ce peuple est bien réel. Les manifestations qui ont réunis des centaines de milliers de personnes à travers le monde, dont quelques milliers à Troyes, au plus fort des bombardements sur Gaza en est la preuve, elle doit encore s’amplifier et imposer aux décideurs politiques des actes en faveur de la paix.

L’Europe qui est de loin le premier partenaire économique d’Israël plutôt que de rehausser le niveau de ses relations avec ce pays peut et doit faire pression pour que cesse la colonisation et l’état de siège sur la Palestine. Les élections Européennes comme l’ensemble des scrutins sont une occasion en or de faire passer le message en direction des dirigeants de l’Union Européenne, et c’est un acte à la portée de chaque citoyen comme le soulignait à juste titre J.J Paris. En attendant le plus important est de multiplier les témoignages et de faire progresser l’idée qu’il faut d’urgence répondre à l’appel du Peuple Palestinien, dans l’intérêt de tous.