Que veut la direction de la LCR ?
Qu'attend la direction de la LCR des prochaines échéances électorales ?
Alors que la place existe pour un rassemblement autour d'un projet de société clairement anti-libérale permettant d'offrir une réelle perspective de changement, la LCR choisit de jouer sa carte personnelle... une déception pour celles et ceux qui ont cru que le parti trostkiste rejoindraient le rassemblement.
Il y a indéniablement une attente populaire pour ce rassemblement des forces de gauche qui souhaite rompre avec les logiques actuelles du libéralisme, le projet des collecitfs du 29 mai dans la lignée de celui lancé par MG Buffet à l'occasion du dernier Congrès du Parti Communiste, semblait être un pas décisif fait pour l'union de tous ceux qui partage les mêmes valeurs progressistes.
Certes ce projet s'est élaboré en marge des appareils politiques avec néanmoins une place importante prise par les militants des partis de gauche... mais cela n'a pas empêché le PCF, en tant que tel, de signer cet appel au rassemblement... alors qu'ils n'étaient qu'une minorité à la LCR à l'avoir signé en leur nom propre sans engager leur parti.
L'ambition de la LCR n'est-elle que de rester un courant contestataire ne souhaitant pas construire avec le mouvement populaire ?
Le risque pour Besancenot et la LCR de rester en marge de ce rassemblement...
Pour autant le mouvement n'est pas rompu, grâce notamment à la mobilisation des militants de la LCR, qui ne veulent pas laisser échapper la chance de répondre vraiment aux aspirations populaires.
Je crains malheureusement pour elle, que la LCR ne soit la grande perdante de cette décision... alors que la dynamique va se créer, la position prise ce week end par la direction de présenter Besancenot à côté du mouvement sera difficile à défendre pour ses militants.
Ce n'est pas en accusant José Bové et Marie-Georges Buffet de se proposer pour porter l'union des forces anti-capitaliste, que la position de la LCR sera comprise par le peuple de gauche.
Après tout Olivier Besancenot avait lui aussi la possiblité de se proposer pour porter le mouvement, laissant ainsi la possiblité au mouvement populaire, par le biais des collectifs unitaires qui fleurissent partout en France, de le choisir comme porte-parole. Peut-être n'avait il pas assez confiance dans l'efficacité de sa candidature pour unir les forces progressistes ? On ne le saura sans doute jamais...
tout ce que j'espère c'est que les militants qui veulent aboutir à cette union porteuse d'espoir feront eux aussi les efforts pour bousculer la position de la direction de la LCR.