Modem, Verts et PS : un cocktail perdant

Publié le par flotroyen

On l’a vu à Aix-en-Provence lors des partielles l’alliance Modem, Verts et PS mène une nouvelle fois à la victoire de la droite. Peu convaincante cette alliance fait fuir les électeurs de gauche qui ne peuvent se reconnaître dans ce qui apparait comme un montage politicien « comme on ne les aime pas ».

Il ne s’agit pas pour autant de considérer le score du Front de Gauche comme bon, ce n’est absolument pas le cas, et cela prouve que même une union à gauche ne peut remplacer l’union de toute la gauche sur un projet ambitieux de gauche qui donne envie de se battre pour lui.

Ce n’était pas le cas de la coalition anti-droite conduite par le PS qui faisait d’ailleurs un meilleur score seul qu’avec le Modem…




Bien sûr personne ne peut se réjouir de voir la droite garder cette commune, mais si au moins on pouvait en tirer de bonnes conclusions, ça aurait du bon.

Au final, les tentatives d’union gauche – centre se solde souvent par des échecs, comme lors des présidentielles où Ségolène Royal avait cherché à récupérer l’électorat de Bayrou avant même de rassembler la gauche, ou dans d’autres tentatives municipales en vue de ravir la mairie à une majorité de droite.

La gauche ne gagne que rassemblée autour d’un projet ancré à gauche, elle l’a montré lors des dernières élections locales, et régionales. Sur les grandes élections nationales, c’est seulement avec un programme ambitieux qui fait rêver que la gauche a réussi à l’emporter. Des leçons historiques positives à méditer tout autant que l’échec d’une alliance avec un centre qui adopte des comportements à géométrie variable faute d’un véritable font politique et d’un projet clair.

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Publié dans Politique française

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