Le choix des députés un choix décisif pour les 5 ans à venir et au-delà.
Les élections législatives ou leur équivalent dans la plupart des pays du monde sont les élections qui permettent de décider de la couleur politique de la personne chargé de gouverner le pays.
En France, la Constitution de la Vème République a fait de l'élection présidentielle, le principal rendez-vous démocratique dans la vie politique. Ce point a toujours été très critiqué par le Parti Communiste qui considère que l'élection présidentielle nous rapproche plus d'un modèle monarchique que d'une vraie démocratie... la personnification joue à plein, et ce système tend vers un bipartisme qui est une véritable atteinte à la pluralité des idées et au débat démocratique.
Nous considérons au contraire que l'élection des députés est l'occasion d'un vrai débat démocratique. Certes la représentation nationale (comme est souvent nommée l'Assemblée Nationale) est imparfaite car il manque une dose de proportionnelle permettant une réelle représentation de la population française dans son ensemble. On peut aussi reprocher aux députés de ne pas être suffisamment à l'image de la France, mais il n'en demeure pas moins qu'ils sont un relai entre les habitants de la circonscription et le niveau national, une pièce essentielle dans la démocratie.
Ces élections législatives dont le premier tour se déroulera le 10 juin 2007, et le second la semaine suivante, ont pourtant une importance réelle, qui servira à orienter la politique menée nationalement.
Jusqu'ici les élections législatives, du fait d'une certaine démobilisation par rapport à l'élection présidentielle, en particulier de la part des électeurs de gauche, donne la majorité au président nouvellement élu... lui donnant ainsi véritablement carte blanche pour mener sa politique.
Et parfois, on perçoit un réel décallage entre l'opinion publique et l'attitude des députés élus. Ainsi sur le projet de traité constitutionnel européen pour lequel le non a recueilli une large majorité lors du référendum du 29 mai 2005, on sait que la quasi-unanimité des députés l'aurait ratifié, à l'exeption des députés Communistes et de quelques autres.
Un député se doit d'être à l'écoute de ces concitoyens, et ne pas agir contre l'intérêt général, son élection ne signifie pas qu'il doit être aux ordres de sa majorité gouvernementale et servir la soupe au président de la République.
Au cours des 5 dernières années c'est pourtant ce qui s'est produit, Jacques Chirac qui disposait d'une majorité de députés à l'assemblée nationale avait réussi à en faire une chambre d'enregistrement.
Nicolas Sarkozy président du parti majoritaire à l'assemblée nationale, n'est jamais allé à l'encontre de toutes les lois liberticides, et anti-sociales voté comme un seul homme par les députés UMPistes... pire il a été l'inspirateur des mesures les plus conservatrices et outrageusement sécuritaires.
Ca ne risque pas de s'arranger si les français lui donne encore les pleins pouvoirs avec un groupe ultra-majoritaire à l'Assemblée Nationale... au contraire.
Pour combattre ces orientations radicalement à droite voir pires, les Aubois-es comme l'ensemble des Français-es auront besoin d'un groupe Communiste déterminé à mener un combat contre la fatalité, pour les libertés, comme il l'a toujours fait.
La résistance n'est pas la seule identité du Parti Communiste Français et de ses sympatisants, ce qui le caractérise c'est aussi le progressisme, l'humanisme, la solidarité, et les valeurs républicaines liberté, égalité, fraternité qui ont encore un sens pour les Communistes. Toutes ces valeurs, les députés Communistes les donnent à voir dans leur lutte à l'Assemblée nationale et en dehors aux côtés de ceux qui souffrent des choix de la droite. Ils combattent la droite sur le terrain des idées, en leur opposant un projet qui donne des gages de réussite auxquels les gens sont attachés : sécurité sociale, services publiques... tous ces progrès de société ont été obtenu avec un PCF fort et une présence importante de députés Communistes et Républicains à l'Assemblée Nationale.
A contrario, la baisse d'influence du PCF dans l'hémicycle a donné les coudées franches à la droite guidée par le MEDEF pour mener sa politique de recul social...
Par votre vote le 10 juin prochain pour les candidats présentés ou soutenus par le Parti Communiste Français vous pourrez leur donner le poids nécessaire pour peser sur la politique menée dans notre pays.
Chaque voix exprimée en faveur du ou de la candidat-e communiste, sera une voix qui sera entendue à l'Assemblée Nationale. Il ne sera pas possible de mener une politique de casse sociale, ou contre les libertés collectives et individuels si des millions de gens accordent leur suffrage au PCF.
En votant pour nous, vous envoyez un message sans ambiguité au gouvernement et à Nicolas Sarkozy, vous lui signifier que vous ne le laisserez pas gagner la bataille des idées, que vous ne vous laisserez pas imposer son image de la france idéale asservie aux grandes multinationales et à ses amis patrons.