Le rassemblement anti-libéral prend un nouvel essor

Publié le par flotroyen

Et si 2007 devenait l'année du véritable changement dans la vie de beaucoup de nos concitoyens.

Si il y a encore quelques années, le rassemblement anti-libéral ne parassait être qu'un rêve inaccessible réclamé par des millions de personnes en souffrances, les choses ont bien évoluées depuis.

La première étape a été le choc du 21 avril 2002 qui a conduit de nombreux électeurs à reporter leurs suffrages sur Chirac dans ce qui était devenu un référendum contre Le Pen. A la suite de cela, une partie de la jeunesse a pris conscience de l'importance du vote et de la nécessité de défendre la démocratie. Les vagues d'adhésions dans des partis politiques qui ont suivi manifestent bien la volonté du peuple de changer celle-ci.

Ensuite il y a eu la victoire du non au référendum le 29 mai 2005, qui exprimait un ras le bol très clair de la politique telle qu'elle était menée en Europe, et également en France. On demandait aux français d'épouser une Europe qu'ils n'aimaient pas, en laissant penser qu'ils n'aimaient pas l'Europe. Pourtant c'est bien l'Europe libérale et anti-démocratique (et elle seule) qui a été rejetée à cette occasion par les électeurs de gauche (majoritairement) et par des électeurs de droite, malgré le matraquage médiatique digne de la propagande soviétique de l'époque. Ce refus du libéralisme a constitué la première victoire contre un modèle présenté comme le seul possible. Cette victoire a eu un echo retentissant dans l'opinion publique européenne, et contrairement à ce qu'on veut nous faire croire une grande partie des européens ont apprécié les non successifs de la france et des pays-bas, en regrettant de ne pas avoir eu l'occasion de débattre du TCE. Le plan B proposé par les forces progressistes peine à se faire connaitre pour l'instant puisque le contexte politique actuel l'empêche de sortir de l'ombre...

Et puis plus récemment il y a eu la victoire contre le CPE, victoire qui laisse un goût amer pour de nombreux jeunes et les syndicats les plus investis dans la lutte contre la précarité (comme la CGT notamment). En effet, la pression mise sur le mouvement social pour l'empêcher de poursuivre sur sa lancée contre un système qui ne trouve d'autres réponses au chômage que la précarité - nouvelle preuve de son impuissance à trouver des remèdes aux véritables enjeux de la société - a découragé ceux pour qui la bataille contre la précarité ne devait pas aller trop loin. Le PS et son bras droit syndical la CFDT, ont en quelques sortes souhaité tourné la page alors que la vague de fond avait les moyens de renverser des montagnes plus grandes encore. Ce n'est que partie remise, car pour la première fois depuis longtemps, le mouvement social avait eu raison de l'entêtement d'un gouvernement qui ne cesse de se rendre illégitime au fil des mois. Là encore, la précarité imposée, présentée comme la seule alternative pour combattre le chômage s'est heurté à la volonté populaire. Cette victoire qui a suivi un formidable débat citoyen senblable à celui qui est né des discussions sur la constitution européenne, a été une preuve supplémentaire de la capacité de la gauche à remporter des victoires pour changer la vie des gens. La mobilisation populaire a permis de battre en brêche l'une des conséquences du capitalisme: la précarité.

La prise de conscience du pouvoir du peuple uni contre un système qu'il peut maîtriser, et du fait que les français ne sont pas les seuls à vouloir du changement, doit se poursuivre et s'étendre jusqu'à constituer une force semblable à celle qui a permis aux peuples Vénézuelien et Bolivien notamment de prendre leur destin en main, en mettant le système à leur service et non l'inverse.

Cette prise de conscience grandissante rencontre pour la première fois depuis l'époque du front populaire ou du conseil national de la résistance, une offre politique appropriée. En effet, les appels du PCF et d'autres forces anti-libérales à un rassemblement anti-libéral portant un projet pour changer concrêtement la vie des gens (en leur donnant accès à de nouveaux droits par exemple) ont abouti concrêtement à la signature de quelques grandes organisations et de personnalités politiques, syndicales et associatives de cet appel. La force qui nait de ce rassemblement est considérable, certains soudeurs la crédite actuellement d'un potentiel de 17 % de suffrages aux présidentielles et aux législatives... pour autant il reste à trouver le porteur de ce rassemblement anti-libéral... José Bové a déjà annoncé qu'il soutiendrait les personnes qui porteront ce rassemblement et particulièrment celle qui se présentera aux présidentielles comme porteuse du projet anti-libéral... Marie-Georges Buffet et le pcf (seule grande formation politique signataire en tant que telle de l'appel)  propose la candidature communiste pour porter ce mouvement, pas seulement pour peser à gauche, mais bien pour faire gagner un projet ambitieux de gauche qui ne décevra pas une nouvelle fois un électorat qui a finit par se détourner de la gauche pour l'absentention, ou pour les extrèmes.

Publicité

Publié dans Projet alternatif

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
T
Attention aux raccourcis simplistes. La CGT, pas plus que les autres syndicats, en tout cas au niveau local, n'a jamais cherché à continuer quoique ce soit après la victoire sur le CPE. Trop d'années sans victoire contre ce gouvernement pour prendre le moindre risque !!!!Quand au syndicat du PS, ce n'est pas tant la CFDT, que l'UNSA qui grapille de plus en plus partout où elle le peut. C'est d'ailleurs cette fédération qui influe sur les ambitions éducatives du PS (& de Ségolène...), alors que le SNES-FSU, syndicat majoritaire chez les enseignants ne semble écouté par personne !!!!
Répondre