Loi sur l'immigration choisie (2)

Publié le par flotroyen

Comme l'indiquait le dernier article sur l'organisation de la résistance à la loi Sarko sur l'immigration, il y a eu des suites.

Il ne s'agissait pas seulement de marquer le coup en créant un nouveau collectif, il était également question d'agir pour faire reculer ce projet ignoble qui fait honte au pays des droits de l'homme.

La seule justification sur laquelle s'appuie ce projet de loi et les membres de la droite qui le défendent, est que les autres pays le font aussi... c'est le même argument utilisé pour dire qu'on ne peut pas mener une politique axée sur le bien être des populations au détriment de quelques privilégiés... assez lamentable en effet.

Il y a tellement de choses dans cette loi qui rappellent les heures les plus sombres de notre histoire qu'on aurait presque du mal à n'en retenir que quelques unes.

Disons que sous couvert de choix des migrants sur des critères économiques, on satisfait les revendications du MEDEF à la recherche de personnes qualifiées et peu payée (comme les médécins étrangers en France dont on ne reconnait pas les diplômes). Ces migrants seront d'autant plus corvéables à souhait que leur séjour dépendra de leur contrat de travail... plus de contrat, plus de titre de séjour.

Autre tour de force réussie par Sarko(na)zy, c'est de satisfaire l'extrème droite en durcissant les conditions de séjour en France à tel point que des centaines de milliers de personnes vont passer d'un statut de "régularisable" à une vie faite de clandestinité... des gens sans statuts à la merci de l'économie souterraine.

Quelques exemples des conséquences de cette loi :

Le mariage entre un autochtone et un migrant souffrira juridiquement d'une présomption d'illégalité.

La regroupement familial sera quasiment impossible... des gens pourront ainsi se retrouver privés de la présence de leurs enfants...

Tout cela est déjà révoltant en soi, mais ce n'est pas tout, on ne peut pas ne pas parler des méthodes employées:

- Sarko a ainsi demandé aux proviseurs des établissements d'établir une liste des enfants pontentiellement en situation irrégulière... toute ressemblance avec une situation proche il y a une soixantaine d'année serait purement fortuite...

- Les prefets n'hésitent pas à faire un peu de zêle en convoquant des personnes en situation irrégulière sur des faux motifs tels qu'une régularisation, ou la présence d'un enfant à la préfecture pour faire arrêter les malheureuses victimes d'une loi déjà appliquée avant sa promulgation...

Face à ces situations, il est indispensable que nous restions vigilents et solidaires des êtres humains qui n'ont simplement pas eu la chance de naître au même endroit que nous.

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Publié dans Politique locale

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P
Proclamons la désobéissance civile : les proviseurs ne doivent pas fournir de liste d'enfants scolarisés sans-papiers ! Non au retour de la france pétainiste !
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T
Pour les enfants scolarisés, le ministre de l'Intérieur a promis un "moratoire" sur les expulsions jusqu'au 30 juin, mais ensuite....C'est pourquoi il faut mobiliser les populations pour empêcher des expulsions massives au tout début des vacances scolaires. Le Réseau Education Sans Frontières (RESF) cherche à empêcher cette politique inique!!!!
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