Fusion ANPE – UNEDIC : la réduction des moyens comme remède au chômage
Un « pôle emploi » pour cacher la misère du service public de l’emploi
Du côté de la droite, on parle de recherche d’efficacité, comme s’il s’agissait là de la préoccupation majeure des personnes privées d’emploi. Peut-on s’en étonner quand cela vient de politiciens aussi déconnectés des réalités du chômage que Nicolas D’HUICQ, député UMP si fier de la maison de l’emploi de Bar-sur-Aube ? Difficile de dire ce qui le réjouit autant entre la perspective des économies réalisées par la « mise en commun » des moyens des deux services publics et les réductions de personnel qu’elle accompagnera inévitablement ou la perspective d’un flicage facilité des allocataires « présumés coupables de fraude » par la droite. Bien sûr, pour les usagers - et non clients parce qu’un client fait le choix d’une consommation ce qui n’est pas le cas de quelqu’un qui est privé d’emploi – ce rapprochement pourra faciliter certaines démarches comme l’inscription ou le suivi des dossiers administratifs, mais ne nous y trompons pas, cette fusion au sein d’un pôle emploi répond à un tout autre objectif : réduire les dépenses publiques sur le dos de ceux qui en bénéficient. Cela fait déjà plusieurs décennies que le budget du service public de l’emploi n’est pas au niveau des besoins des victimes du chômage instrumentalisé par les capitalistes, amis de Sarkozy. Mais ce qui est pire c’est que depuis des années l’écart entre les moyens alloués au service public de l’emploi et les besoins des usagers ne fait que se creuser et de plus en plus vite.
La droite ne combat pas le chômage mais les chômeurs, en épargnant les responsables
On comptait déjà fin décembre plusieurs dizaines de milliers de dossiers en retard de traitements faute d’effectifs suffisants avant même les nouvelles coupes sombres réalisées par le gouvernement qui montre le mauvais exemple aux patrons voyous à qui il fait mine de faire la morale. Les agents de l’ANPE et des ASSEDIC qui se sont mis en grève au cours des derniers mois ne s’y trompent pas… ce n’est pas de ce type de réforme dont le service public a besoin mais bien de moyens supplémentaires, indispensables pour face aux ravages provoquées par la politique ultralibérale de la droite. Et pourtant le MEDEF en veut encore plus, et par l’intermédiaire d’une Laurence Parisot décidément bien cynique, demande de nouvelles facilités pour licencier. Cette veille proposition toujours aussi scandaleuse, au motif que les patrons embauchent plus facilement s’ils peuvent licencier plus facilement est une vaste escroquerie orchestrée par les grands capitalistes, relayée par la droite et les des petits patrons instrumentalisés par le MEDEF. La réalité est que les patrons n’embauchent pas pour le plaisir mais bien quand ils en ont besoin pour faire face à des commandes qui sont elles-mêmes liées, à un moment donné, au pouvoir d’achat des ménages. Un nouvel assouplissement des modalités de licenciement ne ferait qu’accroitre encore la précarité et le chômage. Elles sont déjà plus permissives en France que dans l’immense majorité des pays développés contrairement à ce qu’y est véhiculée par le MEDEF via les médias qu’ils contrôlent, et ne contribuent pas à développer l’emploi mais bien à permettre aux grands groupes de virer des millions de personnes à travers le monde pour satisfaire l’avidité des actionnaires sans en subir les conséquences.
Le placement des chômeurs aiguise l’appétit des capitalistes
Les solutions pour lutter contre le chômage ne consistent pas non plus à transférer au privé les missions de placement des privés d’emploi. Ce « marché juteux » réclamé par les grandes multinationales leur permettrait en plus de gagner de l’argent sur le dos de l’Etat et surtout des personnes renvoyées vers le privé faute d’un service public capable de les accueillir faute de moyens. Indépendamment de l’efficacité du privé dans ce domaine, qui n’est pas prouvé et dont les expérimentations tendent même à prouver son inefficacité pour le retour à l’emploi, le coût facturé par des cabinets privés doit être comparée à celui du service public. Le résultat plaide clairement en faveur du public dans le cadre des expérimentations lancées par le gouvernement sans que celui-ci n’en tire les conséquences qui s’imposent. Faire dépendre l’avenir (et même le présent de façon urgente pour beaucoup) de millions de personnes de prestataires privés qui partagent le même intérêt que les ceux qui utilisent le chômage comme moyen de pression sur les salaires et les conditions de travail, n’est assurément pas une bonne chose. Ca fait pourtant parti des orientations prévues par les tenants de cette Europe qui n’a rien de sociale pour le moment, autant confier des interventions chirurgicales lourdes délicates à des entreprises de pompes funèbres sans scrupules… Tout aussi performant et même plus grâce à ses agents ayant le sens du service public, et moins cher, pour peu qu’on lui donne les moyens d’assumer ses missions, le service public de l’emploi doit échapper aux dogmes libéraux préconisés et appliqués au niveau européen comme la seule solution permettant de combattre le chômage. C’est un service public encore indispensable, malheureusement, dans ce monde capitaliste où les responsables de l’embauche et du chômage trouvent leur intérêt à jouer avec la vie de milliards de personnes.
Du côté de la droite, on parle de recherche d’efficacité, comme s’il s’agissait là de la préoccupation majeure des personnes privées d’emploi. Peut-on s’en étonner quand cela vient de politiciens aussi déconnectés des réalités du chômage que Nicolas D’HUICQ, député UMP si fier de la maison de l’emploi de Bar-sur-Aube ? Difficile de dire ce qui le réjouit autant entre la perspective des économies réalisées par la « mise en commun » des moyens des deux services publics et les réductions de personnel qu’elle accompagnera inévitablement ou la perspective d’un flicage facilité des allocataires « présumés coupables de fraude » par la droite. Bien sûr, pour les usagers - et non clients parce qu’un client fait le choix d’une consommation ce qui n’est pas le cas de quelqu’un qui est privé d’emploi – ce rapprochement pourra faciliter certaines démarches comme l’inscription ou le suivi des dossiers administratifs, mais ne nous y trompons pas, cette fusion au sein d’un pôle emploi répond à un tout autre objectif : réduire les dépenses publiques sur le dos de ceux qui en bénéficient. Cela fait déjà plusieurs décennies que le budget du service public de l’emploi n’est pas au niveau des besoins des victimes du chômage instrumentalisé par les capitalistes, amis de Sarkozy. Mais ce qui est pire c’est que depuis des années l’écart entre les moyens alloués au service public de l’emploi et les besoins des usagers ne fait que se creuser et de plus en plus vite.
La droite ne combat pas le chômage mais les chômeurs, en épargnant les responsables
On comptait déjà fin décembre plusieurs dizaines de milliers de dossiers en retard de traitements faute d’effectifs suffisants avant même les nouvelles coupes sombres réalisées par le gouvernement qui montre le mauvais exemple aux patrons voyous à qui il fait mine de faire la morale. Les agents de l’ANPE et des ASSEDIC qui se sont mis en grève au cours des derniers mois ne s’y trompent pas… ce n’est pas de ce type de réforme dont le service public a besoin mais bien de moyens supplémentaires, indispensables pour face aux ravages provoquées par la politique ultralibérale de la droite. Et pourtant le MEDEF en veut encore plus, et par l’intermédiaire d’une Laurence Parisot décidément bien cynique, demande de nouvelles facilités pour licencier. Cette veille proposition toujours aussi scandaleuse, au motif que les patrons embauchent plus facilement s’ils peuvent licencier plus facilement est une vaste escroquerie orchestrée par les grands capitalistes, relayée par la droite et les des petits patrons instrumentalisés par le MEDEF. La réalité est que les patrons n’embauchent pas pour le plaisir mais bien quand ils en ont besoin pour faire face à des commandes qui sont elles-mêmes liées, à un moment donné, au pouvoir d’achat des ménages. Un nouvel assouplissement des modalités de licenciement ne ferait qu’accroitre encore la précarité et le chômage. Elles sont déjà plus permissives en France que dans l’immense majorité des pays développés contrairement à ce qu’y est véhiculée par le MEDEF via les médias qu’ils contrôlent, et ne contribuent pas à développer l’emploi mais bien à permettre aux grands groupes de virer des millions de personnes à travers le monde pour satisfaire l’avidité des actionnaires sans en subir les conséquences.
Le placement des chômeurs aiguise l’appétit des capitalistes
Les solutions pour lutter contre le chômage ne consistent pas non plus à transférer au privé les missions de placement des privés d’emploi. Ce « marché juteux » réclamé par les grandes multinationales leur permettrait en plus de gagner de l’argent sur le dos de l’Etat et surtout des personnes renvoyées vers le privé faute d’un service public capable de les accueillir faute de moyens. Indépendamment de l’efficacité du privé dans ce domaine, qui n’est pas prouvé et dont les expérimentations tendent même à prouver son inefficacité pour le retour à l’emploi, le coût facturé par des cabinets privés doit être comparée à celui du service public. Le résultat plaide clairement en faveur du public dans le cadre des expérimentations lancées par le gouvernement sans que celui-ci n’en tire les conséquences qui s’imposent. Faire dépendre l’avenir (et même le présent de façon urgente pour beaucoup) de millions de personnes de prestataires privés qui partagent le même intérêt que les ceux qui utilisent le chômage comme moyen de pression sur les salaires et les conditions de travail, n’est assurément pas une bonne chose. Ca fait pourtant parti des orientations prévues par les tenants de cette Europe qui n’a rien de sociale pour le moment, autant confier des interventions chirurgicales lourdes délicates à des entreprises de pompes funèbres sans scrupules… Tout aussi performant et même plus grâce à ses agents ayant le sens du service public, et moins cher, pour peu qu’on lui donne les moyens d’assumer ses missions, le service public de l’emploi doit échapper aux dogmes libéraux préconisés et appliqués au niveau européen comme la seule solution permettant de combattre le chômage. C’est un service public encore indispensable, malheureusement, dans ce monde capitaliste où les responsables de l’embauche et du chômage trouvent leur intérêt à jouer avec la vie de milliards de personnes.
Publicité